7. Un système de référence universel
• Un milieu matériel de référence
En dépit de ses étranges propriétés, l'éther semblait conserver un rôle indispensable : support des ondes électromagnétiques, il constituait un milieu matériel de référence. Les expériences d'optique mettaient immédiatement à notre portée ce milieu absolument immobile.
En effet, l'éther baigne les corps opaques et pénètre les corps transparents dans lesquels se propage la lumière. Si les milieux réfringents sont en mouvement, il peut rester immobile à l'intérieur ou bien, au contraire, être totalement ou partiellement entraîné par leur mouvement. La mesure de la vitesse de la lumière dans les milieux réfringents, vitesse qui résulte de la composition de la vitesse de la lumière dans l'éther et de celle de l'éther éventuellement entraîné, peut renseigner sur ce déplacement local de l'éther par rapport à l'éther intersidéral absolument immobile.
Déjà, l'étude des phénomènes d'aberration (l'image d'une étoile fixe décrit, au cours de l'année, une petite ellipse dans le plan focal d'une lunette) avait permis à Fresnel de prédire que l'éther, pénétrant un milieu réfringent mobile, devait être partiellement entraîné par ce mouvement. Si n est l'indice de réfraction du milieu réfringent, le coefficient d'entraînement possède, selon Fresnel, la valeur :

Bien entendu, dans le vide qui avoisine les corps réfringents (n = 1), le coefficient α est nul. C'est dire que l'éther n'est pas entraîné par le mouvement des corps qu'il baigne sans les pénétrer.
Cette propriété d'entraînement partiel (dans les milieux réfringents) et d'immobilité (à l'extérieur de ces milie […]
… pour nos abonnés, l'article se prolonge sur 8 pages…



