6. Production, commerce et spécialisation internationale
• Une économie tertiarisée
La seconde moitié du xxe siècle s'est caractérisée par une baisse très forte du poids de l'industrie dans l'économie, et en particulier de celle des biens manufacturés dont la part dans les emplois est passé de 27 p. 100 dans les années 1950 à seulement 10 p. 100 en 2005 (fig. 2). D'autres secteurs ont pris le relais dans le tertiaire : le secteur de la santé, l'hôtellerie-restauration, l'éducation ainsi que l'ensemble des professions liées aux services aux entreprises, à la finance, etc. Cette tertiarisation de l'économie n'est pas spécifique aux États-Unis et concerne l'ensemble des pays développés. Les gains de productivité importants dans l'industrie (permettant de dégager la main-d'œuvre pour d'autres productions) et le poids des services dans les dépenses à mesure que le niveau de vie s'élève expliquent une part importante de cette évolution. Mais l'ouverture commerciale a aussi fortement contribué à diminuer le poids de l'industrie aux États-Unis.
La crise des années 1930 s'était accompagnée d'un très fort ralentissement du commerce mondial : au sortir de la Seconde Guerre mondiale, l'économie des États-Unis est quasi fermée. L'accroissement des échanges commerciaux sera progressif, puis très fort à partir des années 1970 : la somme des importations et des exportations des États-Unis atteint 32 p. 100 du P.I.B. en 2006 contre 2 p. 100 en 1960 (fig. 3). Les importations ont cependant progressé à un rythme plus soutenu que les exportations. Ce faisant, le déficit commercial s'est creusé, de façon importante depuis le début des années 2000, le solde atteignant – 5 p. 100 du P.I.B. au cours de la période 2000-2006.
[…]… pour nos abonnés, l'article se prolonge sur 11 pages…



