Aux États-Unis, 2009 fut la première année du mandat du quarante-quatrième président, Barack Obama, élu le 4 novembre 2008 et investi le 20 janvier 2009. Celui-ci doit faire face à une grave crise financière mondiale après l'annonce de la faillite de la banque d'investissement Lehman Brothers, et ce malgré les mesures prises à la fin de 2008 par l'administration Bush. L'année 2009 commence donc, pour les États-Unis, avec une récession économique dans le pays et deux guerres à mener sur la scène internationale. Dès l'adoption de son projet de budget, en février, le président Obama annonce que, outre la relance de l'économie, ses priorités sont la santé, l'éducation, les transports et l'énergie.
Politique intérieure. La réforme du système de santé est la partie la plus controversée des mesures que le président propose. Des discussions sont menées au Congrès tout au long de l'année afin de mettre en place un système qui rendrait obligatoire une assurance-santé pour tous les Américains, avec des aides financières pour les plus modestes, et interdirait aux assurances privées de refuser de fournir une couverture maladie à des personnes ayant des antécédents médicaux. Voté par la Chambre des représentants le 1er août, le texte fait l'objet d'une virulente campagne de la part des républicains, sous la forme, par exemple, de manifestations populaires comme les Tea Parties (T.E.A. pour « Taxed Enough Already », assez d'impôts). Après de multiples tractations et amendements, le projet est voté par les sénateurs, le 24 décembre, par 60 voix – 58 démocrates et deux indépendantes – contre 39 – toutes républicaines. Une harmonisation avec le texte de la Chambre des représentants est ensuite nécessaire car, par exemple, « l'option publique », c'est-à-dire un système d'assurance géré par le gouvernement, a été abandonnée dans le projet des sénateurs. Par ailleurs, les effets de cette réforme ne pourront pas se faire sentir avant plusieurs années.
Le 10 mars, le président Obama propose égale […]
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