2. Vie économique
Dans les derniers mois de 1990, la morosité se généralise. Le climat des affaires se ressent des difficultés persistantes des institutions financières, particulièrement graves pour les établissements d'épargne.
Le 15 novembre 1991, la Bourse de New York connaît un nouveau « vendredi noir » avec une des plus fortes baisses de son histoire, traduisant les inquiétudes au sujet de la conjoncture américaine. Le pays est sorti « techniquement » de la récession, mais la reprise n'est pas encore perceptible dans l'attitude des consommateurs et encore moins dans celle des entreprises.
Le 22 mai 1992, le Congrès vote un budget comportant une réduction des dépenses militaires. Au troisième trimestre, la conjoncture donne des signes de raffermissement. L'année se solde par une croissance positive et l'inflation s'est modérée.
En 1993, l'économie américaine, sans avoir la même vigueur que l'année précédente, reprend sur des bases plus saines. La Réserve fédérale (la Fed) maintient une politique d'assouplissement monétaire.
Le 17 février, Bill Clinton, devant le Congrès, présente un programme d'austérité : hausse des impôts et des taxes, réduction des dépenses publiques (le secteur le plus touché est celui de la Défense).
Le 27 octobre, le projet de réforme de l'assurance-maladie, confié à Hillary Clinton, est présenté au Congrès ; il s'enlise ensuite dans des discussions d'experts et est progressivement enterré.
En 1994, la croissance se maintient et le chômage diminue, tandis que la faiblesse du dollar, notamment par rapport au yen, favorise les exportations. Le pouvoir d'achat moyen continue pourtant à baisser.
Le 4 février, la Réserve fédérale relève ses taux, pour la première fois depuis cinq ans, afin de prévenir tout risque de surchauffe de l'économie.
Le 15 février, le câblo-opérateur Viacom annonce le rachat, pou […]
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