1. Politique intérieure
Le 6 novembre 1990, au terme d'une campagne dominée par la crise du Golfe, se déroulent les élections « à mi-mandat » pour renouvellement d'un tiers du Sénat, de la totalité de la Chambre des représentants et de 36 des 50 sièges de gouverneurs. L'abstention atteint un taux record de 63,6 p. 100. Les démocrates confortent leur majorité dans les deux Chambres.
Le 15 octobre 1991, le Sénat confirme la nomination à la Cour suprême du juge noir conservateur Clarence Thomas, bien qu'il ait été accusé par l'une de ses anciennes assistantes, Anita Hill, de « harcèlement sexuel », ce qui avait suscité un vif émoi dans la population.
Du 13 au 15 juillet 1992, la convention du Parti démocrate se réunit à New York pour désigner son candidat à l'élection présidentielle : le « ticket » formé du gouverneur de l'Arkansas Bill Clinton et du sénateur du Tennessee Albert Gore est plébiscité.
Le 18 août, le président George Bush est désigné comme candidat à la Maison-Blanche lors de la convention républicaine de Houston. Dan Quayle est son colistier.
Le 3 novembre, Bill Clinton devient le quarante-deuxième président des États-Unis. Il recueille 43 p. 100 des suffrages exprimés et 370 mandats de grands électeurs dans les trente-deux États conquis en plus du district de Columbia. George Bush obtient 38 p. 100 des voix et 168 mandats dans dix-huit États. Ross Perot, milliardaire texan, recueille 19 p. 100 des suffrages, un record pour un candidat indépendant. Le taux de participation, le plus élevé depuis vingt ans, s'élève à 56 p. 100. Bill Clinton, qui a promis de s'occuper en priorité de l'Amérique, incarne la relève à laquelle aspirent les Américains, et principalement ceux de la classe moyenne, après douze ans d'administration républicaine.
Après le renouvellement de la Chambre des représentants et du tiers du Sénat, les démocrates conservent la majorité au Congrès.
Le 20 janvier 1993, Bill Clinton est officiellement investi président.
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