3. Propriétés thermodynamiques
À la transition vitreuse, la structure du liquide surfondu est figée. Le verre conserve donc un arrangement correspondant à une température relativement élevée. Son contenu d'entropie est supérieur à celui du produit cristallisé, car une certaine entropie excédentaire a été bloquée lors de la transition vitreuse ; elle correspond au désordre configurationnel du liquide figé au moment de la formation du verre. L'énergie libre du verre est également supérieure à celle du solide cristallisé observé à la même température. Le verre n'est donc pas dans un état d'équilibre thermodynamique : c'est un système hors d'équilibre. Par extrapolation en deçà de la température de cristallisation, on peut déduire, à partir des fonctions thermodynamiques du liquide, celles du liquide surfondu ; celui-ci est donc dans un état métastable. Par contre, les fonctions thermodynamiques du verre ne peuvent être obtenues de cette façon ; elles ne peuvent être approchées qu'en faisant intervenir le caractère de relaxation de la transition vitreuse, et donc des paramètres cinétiques.
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