Ce sujet est traité dans les articles suivants :
Écrit par : Colette SIRAT
… histoire humaine, naturelle, en fait, ne l'est pas du tout ; elle est artificielle, car la vraie « *nature » est d'essence miraculeuse. La vie d'Israël dans le désert, celle où tout dépendait de la générosité divine, est analogue à la vie, authentiquement « naturelle », d'Adam avant la faute. La faute d'Adam a bouleversé tout l'ordre de la nature… Lire la suiteÉcrit par : Florence BURGAT
Dans le chapitre "Animalité : la part mauvaise de l'humain ?" : … nature », selon l'expression couramment employée, elle est fondatrice de deux ordres hétérogènes. *La controverse qui oppose Rousseau aux jurisconsultes modernes est à cet égard exemplaire. La négation d'un état de nature conduit Samuel Pufendorf, Richard Cumberland et Jean-Jacques Burlamaqui à voir en l'homme un être d'emblée social, doué de… Lire la suiteÉcrit par : Michel TROPER
Dans le chapitre "L'idée et sa signification" : … *Il existe entre l'idée de contrat et l'idée de nature des liens étroits : la théorie du contrat a fait partie des idées reçues aux xviie et xviiie siècles, précisément à l'époque où l'idée de nature a connu sa plus grande extension. Pourtant, si l'idée de contrat implique l'idée de nature, la proposition… Lire la suiteÉcrit par : Françoise ARMENGAUD
Dans le chapitre "Le sophisme naturaliste" : … nature/loi, déplacement auquel le schème mythologique de l'âge d'or n'était pas étranger et qui *portait à distinguer dans le cheminement de l'humanité un « état de nature » originaire – tantôt libre, heureux et paradisiaque, tantôt rude et misérable – et un état présent de société auquel, corrélativement, étaient attribués tantôt les bienfaits… Lire la suiteÉcrit par : Anouchka VASAK
Dans le chapitre "« L'histoire et le progrès des langues »" : … par la linéarité de l'écriture, qui est perte du « génie » de la langue (chap. v), *Rousseau retrace cette histoire, mais en ménageant des pauses temporelles et poétiques – « Supposez un printemps perpétuel sur la terre ; supposez partout de l'eau, du bétail, des pâturages... » –, et surtout, sans évoquer stricto sensu l'état de… Lire la suiteÉcrit par : Raymond POLIN
Dans le chapitre "De l'état de nature à l'omnipotence du souverain" : … qui coexistent s'établit à partir de cet état primordial d'égalité, qui est l'état même de la *nature, un système d'équilibre, résultat de la composition mécanique des désirs, des craintes et des forces en présence. Né du désir et de la crainte, de la défiance rationnelle de chacun à l'égard de chacun, cet état, où chacun a un droit légal sur… Lire la suiteÉcrit par : Raoul VANEIGEM
Dans le chapitre "Les doctrines" : … de Dieu. Celui qui sait a sur l'ignorant le privilège de suivre ses désirs « sans nul pourquoi ». *Ne reconnaissant d'autre loi que les inclinations de nature, il s'identifie aux desseins d'une Providence dont il se sent l'incarnation corporelle et spirituelle. L'autre tendance postule un principe éternel de vie, dont le révélateur est une force d… Lire la suiteÉcrit par : Jean Marie GOULEMOT
Dans le chapitre "L'homme comme être social" : … autres d'humain ? Que nous apprennent-ils de l'homme ? Avec Rousseau, en écartant tous les faits, *on se donne un modèle d'homme avant que la civilisation ne le modifie : voilà l'homme de nature. On imagine ce que son développement doit à ses besoins limités, aux sollicitations du milieu, aux sensations qu'il éprouve et d'où naissent idées et… Lire la suiteÉcrit par : Marie-Odile MÉTRAL-STIKER
Dans le chapitre "Le passage à l'ordre juridique" : … de l'emprise théologique supposée par le droit naturel qui cesse d'être le modèle du droit. *Pour Rousseau aussi, l'état de nature est asocial ; la société civile ne peut qu'accorder une liberté dans la dépendance par le « consentement à la loi qu'on s'est donnée », alors que l'homme « né libre » était heureux parce qu'indépendant. Il n'y a… Lire la suiteÉcrit par : Émile JALLEY
Dans le chapitre "Freud et la pensée romantique" : … de Rousseau et de Kant, Schiller se représente l'homme comme défini par l'opposition entre l'*état de nature et l'état de culture. Ces deux lieux déterminent l'être humain selon deux tendances (Trieb). La première est la « disposition » ou sensibilité (Zustand), de qualité à la fois passive et extensive, par laquelle l'homme… Lire la suiteÉcrit par : Pierre-François MOREAU
Dans le chapitre "L'état de pure nature" : … de saisir comment s'élabore un tel procédé de pensée. Tout le Second Discours repose sur la* distinction entre deux états de nature : d'une part, l'état de société commençante, qui est chargé d'amorcer le mouvement historique, et où l'on trouve la première réunion des hommes, les débuts de l'industrie, de l'agriculture et de l'organisation… Lire la suiteÉcrit par : Daniel de COPPET
Dans le chapitre "Le siècle des Lumières" : … peuples est complètement dégagée des déterminations raciales et de l'histoire naturelle des espèces.* À l'opposé de tous les animaux, l'homme, de par sa supériorité, peut vivre selon un « état de nature » puisque, tout en restant isolé, il peut commander en même temps à cette nature qui l'environne. L'homme ne dépend pas des autres hommes dans l'… Lire la suiteÉcrit par : Bernard GAGNEBIN
Dans le chapitre "« Une misérable question d'Académie »" : … des connaissances et par les séductions du luxe et de la puissance. L'état primitif de l'homme, cet *état de nature où l'être humain connaissait l'innocence et la bonté, n'est peut-être qu'une vue de l'esprit, mais c'est une hypothèse qui doit nous faire regretter un passé qui n'est plus et qui ne reviendra jamais, car l'histoire ne rétrograde pas.… Lire la suiteÉcrit par : Bernard CROQUETTE
… *On retrouve, dans la plupart des mythologies anciennes, la légende de l'âge d'or : les philosophes et les poètes grecs et latins, par exemple, ont souvent évoqué l'existence, dans des temps reculés et donc révolus, d'une humanité plus heureuse et plus juste ; plus près de nous, des générations de voyageurs et d'écrivains se sont plu à décrire des… Lire la suiteÉcrit par : Claude LEFORT
… *Comme elle trouve son expression dans les actions effectuées par les sauvages, la sauvagerie est tributaire des aléas idéologiques de cette dernière notion au cours des siècles. De même que la barbarie fut une réaction pertinente de la culture gréco-latine (comme antithèse meurtrière de la civilisation), la sauvagerie est une invention de la… Lire la suiteÉcrit par : Anouchka VASAK
… et de toute réponse arrêtée dans la question centrale qui occupe le siècle des Lumières : *celle de l'état de nature et de l'usage critique de cette notion. Le Supplément au Voyage de Bougainville fait entendre plusieurs voix : les deux interlocuteurs, A et B, commentent, texte à l'appui, ce Voyage que B est en train de… Lire la suiteÉcrit par : Yves MICHAUD
Dans le chapitre "Violence, État et société" : … mais aux relations entre des êtres sociaux formant, plus ou moins difficilement, des communautés. *Dans son Léviathan (1651) Thomas Hobbes interprète l'état de nature comme une situation instable. Ce n'est pas que l'homme y soit irrémédiablement l'ennemi de son prochain. Mais l'absence de règle commune a pour conséquence que les… Lire la suite
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