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ESSENCES VÉGÉTALES

Connues aussi sous le nom d'huiles essentielles, ces essences sont des substances volatiles et odorantes contenues dans les végétaux. On en rencontre une très grande variété dans tout le règne végétal et dans tous les organes des plantes.

Après isolement par distillation ou entraînement à la vapeur d'eau, ou, plus rarement, par expression (zestes de citron ou d'orange) ou extraction à l'aide de solvants, on obtient des substances à forte odeur aromatique, généralement liquides, faiblement colorées, de densité inférieure à celle de l'eau (à l'exception des essences de cannelle, de girofle et de sassafras). Ces substances sont solubles dans tous les solvants organiques et très légèrement solubles dans l'eau. Dans leur constitution, fort complexe et variable, entrent surtout des carbures terpéniques ; on y trouve également des aldéhydes, des phénols et des coumarines. En parfumerie, on pratique l'enfleurage pour isoler des essences fines, présentes en quantités très faibles : cette opération consiste à faire absorber par un corps gras (axonge) l'essence contenue dans des organes fragiles (pétales de rose) ; le support est ensuite épuisé par l'alcool et l'on évapore le solvant sous vide, à 0 0C.

L'intérêt des essences est reconnu depuis l'Antiquité. On les utilise dans de multiples domaines. En alimentation, elles donnent leur saveur aux condiments (poivre, gingembre, etc.) et aux aromatisants (menthe, anis, oranger, citronnier, cumin, thym, laurier, romarin). Chacune de ces espèces doit en effet sa saveur à un ou plusieurs principes particuliers entrant dans sa composition : apiol de l'essence de persil, anéthole du fenouil ou de l'anis, phellandrène de l'essence d'angélique, limonène et anthranilate de méthyle de l'essence d'oranger, menthol des menthes. Aussi ces substances, isolées ou, parfois, obtenues par synthèse, peuvent-elles servir pour remplacer les essences ou pour aromatiser certains produits alimentaires. De plus, à faible dose, certaines substances ont un effet fa […]

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Autres références

« ESSENCES VÉGÉTALES » est également traité dans :

AIL

Écrit par :  Pierre LIEUTAGHI

… *Paré de toutes les vertus dès l'aurore de la médecine occidentale, longtemps considéré comme l'un des meilleurs spécifiques de la peste, l'ail (Allium sativum L., liliacées) restera, jusqu'au xixe siècle, dans les campagnes, le remède universel que Galien appelait déjà la « thériaque des paysans ». Il tenait une place… Lire la suite
AROMATHÉRAPIE

Écrit par :  Jean VALNET

… *Traitement des maladies par les arômes végétaux, c'est-à-dire les essences aromatiques appelées huiles essentielles (H.E.) dans le langage médical, l'aromathérapie est une branche de la phytothérapie (du grec yuzov, plante) et, comme telle, l'une des thérapeutiques les plus anciennes du monde avec l'argile, l'eau et les procédés manuels (… Lire la suite
BOIS

Écrit par :  Marie Elisabeth BORREDONÉdouard BOUREAUXavier DÉGLISECarlos VACA-GARCIA

Dans le chapitre "Aspect : grain et couleur"  : …  érables, les bois fruitiers (poirier, notamment), le tilleul. La couleur est variable d'une* essence à l'autre et nous trouvons une gamme très riche de coloris depuis les bois très blancs comme le houx, le marronnier, le sycomore, jusqu'aux bois violets et bruns comme le palissandre et l'amarante, ou franchement noirs comme l'ébène, ou… Lire la suite
ÉPICES

Écrit par :  Pierre LIEUTAGHI

… *Aussi longtemps qu'elles furent des denrées de luxe réservées aux plus fortunés, c'est-à-dire jusqu'au xviiie siècle, les épices tinrent conjointement un rôle culinaire et un rôle médicinal. Leur vogue thérapeutique culmina surtout à la Renaissance et au xviie siècle, quand les apothicaires se disaient encore… Lire la suite
EUCALYPTUS

Écrit par :  Pierre LIEUTAGHI

… *Les feuilles de l'Eucalyptus globulus La Bill (myrtacées) renferment des tanins, de l'alcool cérylique, un diphénol (pyrocatéchine), une résine acide et, surtout, 5 à 7 p. 100 d'huile essentielle aux composants multiples, le plus notable étant l'eucalyptol (ou cinéol). L'essence et l'eucalyptol, principes actifs, sont antiseptiques et… Lire la suite
FENOUIL

Écrit par :  Pierre LIEUTAGHI

… *Condiment cher aux habitants du midi de la France qui en parfument olives vertes, poissons grillés et omelettes, le fenouil (Foeniculum vulgare Miller. ; ombellifères) est une plante médicinale très employée depuis l'Antiquité. Les fruits faisaient partie des « quatre semences chaudes majeures » des anciennes pharmacopées, avec l'anis vert… Lire la suite
GENÉVRIER COMMUN

Écrit par :  Pierre LIEUTAGHI

… *Surtout connu de nos jours comme condiment de la choucroute et aromate du gin, le genévrier commun (Juniperus communis L. ; cupressacées) aux « baies » bleues (galbules)a un long passé parmi les simples. Répandu dans la plus grande partie de l'Europe, il a servi très tôt de remède. En le prescrivant contre les rétentions d'urine et la… Lire la suite
LABIÉES

Écrit par :  Gérard AYMONIN

Dans le chapitre "Écologie et biologie"  : …  . La protandrie nécessite aussi souvent la fécondation croisée (sauge). Chez un Alvesia africain, le calice s'enfle en petite outre parcheminée. L'appareil souterrain tubérisé des crosnes (Stachys affinis de Chine et du Japon) est comestible. Les Labiées fournissent des *essences : menthols, thymols, citrals, camphres, etc… Lire la suite
LAURIER NOBLE

Écrit par :  Pierre LIEUTAGHI

… *Arbre d'Apollon, plante bénéfique vénérée par tous les anciens peuples méditerranéens, le laurier noble (Laurus nobilis L. ; lauracées) est aujourd'hui une épice des plus communes dont les pouvoirs thérapeutiques sont oubliés. L'arôme des feuilles est dû à une huile essentielle de composition très complexe : 45-50  p. 100 d'eucalyptol,… Lire la suite
LAVANDES

Écrit par :  Pierre LIEUTAGHI

… *Appartenant à la famille des labiées, la lavande officinale (Lavandula vera D.C. ou Lavandula officinalis Chaix), la lavande spic ou aspic (Lavandula latifolia Villars) et les « lavandins » issus de leur croisement ont à peu près les mêmes propriétés médicinales. La lavande stœchas (L. Stœchas L.), dont l'essence… Lire la suite
MÉLISSE

Écrit par :  Pierre LIEUTAGHI

… *Simple très populaire depuis que les carmes déchaussés de la rue de Vaugirard, à Paris, en composèrent au début du xviie siècle leur célèbre « eau de mélisse ». Bien que la plante (Melissa officinalis L. ; labiées) fût connue des Grecs et des Latins, c'est aux médecins arabes du Moyen Âge que la mélisse doit les… Lire la suite
MENTHE

Écrit par :  Pierre LIEUTAGHI

… *Groupe complexe d'espèces, de variétés et d'hybrides, les menthes (famille des labiées) n'ont reçu que très tardivement leur individualité botanique, mais leur parfum les a désignées très tôt à l'attention des hommes : les Égyptiens en cultivaient déjà au ~ xiie siècle. De l'Antiquité à nos jours, elles ont connu toutes les… Lire la suite
MYRTALES

Écrit par :  Georges MANGENOT

Dans le chapitre "Familles composantes"  : …  latitudes, est une exception. Plusieurs espèces offrent un certain intérêt économique en raison des *essences qu'elles produisent. Dans le genre Syzygium (cent espèces des tropiques de l'Ancien Monde et des îles du Pacifique), S. aromaticum, originaire des Moluques et maintenant cultivé dans d'autres régions tropicales, est le… Lire la suite
MYRTE

Écrit par :  Pierre LIEUTAGHI

… *C'est un peu l'eucalyptus européen (qui appartient aussi à la famille des myrtacées), très anciennement usité dans les régions méditerranéennes qui l'hébergent. Les hippocratiques, au ~ ve siècle, employaient le myrte (Myrtus communis L. ; myrtacées) en astringent et vulnéraire. Les Latins en faisaient presque une… Lire la suite
OLÉORÉSINES

Écrit par :  Philippe BOUCHET

… *Mélanges variés d'essences (ou huiles essentielles) et de résines, de consistance molle ou semi-liquide, partiellement volatils et entraînables par la vapeur d'eau. Leur constitution, très variable, correspond à celle des essences et des résines. On y trouve notamment des alcools, des acides et des aldéhydes aromatiques, des esters et de nombreuses… Lire la suite
OMBELLALES

Écrit par :  Georges MANGENOT

Dans le chapitre "Importance économique"  : …  la distillerie, à la parfumerie, à la médecine, des produits dont l'utilisation dépend surtout des *essences élaborées dans les canaux sécréteurs. Négligeant les espèces sauvages récoltées pour l'herboristerie, on ne citera que celles donnant lieu à une culture. Les feuilles de cerfeuil (Chaerophyllum cerefolium) et du persil (Lire la suite
PARFUMS

Écrit par :  Brigitte MUNIERPaul TEISSEIRE

Dans le chapitre "Produits d'extraction"  : …  xixe siècle qui a permis le développement rapide de ces méthodes d'extraction. Les *essences concrètes sont le résultat de l'extraction par les solvants de certains matériaux végétaux : fleurs (jasmin, rose, oranger, narcisse, tubéreuse, jonquille, mimosa, genêt, réséda, chèvrefeuille, etc.) ou partie aérienne de la plante (lavande… Lire la suite
PERSIL

Écrit par :  Pierre LIEUTAGHI

… *Devenu le plus commun des aromates, le persil (Petroselinum hortense L. ; ombellifères) a pourtant dû attendre la fin du Moyen Âge pour passer de l'officine à la table. Il n'avait, semble-t-il, auparavant, que des emplois médicinaux. Dioscoride, au ier siècle, en connaissait déjà les propriété emménagogues et… Lire la suite
PIN

Écrit par :  Pierre LIEUTAGHI

… *Les emplois médicinaux des pins (genre Pinus L.) sont très nombreux : les bourgeons floraux, la résine purifiée, ou térébenthine vraie, et le produit de sa distillation, l'essence de térébenthine, le goudron extrait du bois par combustion lente ou distillation sont susceptibles d'usage médical. Une longue tradition explique que les pins… Lire la suite
RÉSINES NATURELLES

Écrit par :  Philippe BOUCHET

… *Produits de sécrétions végétales, complexes, souvent formés dans un appareil sécréteur. Les résines naturelles sont amorphes ; dures à température ordinaire, elles se ramollissent à la chaleur ; insolubles dans l'eau, elles sont solubles dans l'alcool, plus ou moins solubles dans l'éther et le chloroforme. Les résines proprement dites sont… Lire la suite
ROMARIN

Écrit par :  Pierre LIEUTAGHI

… *Plus connu dans l'Antiquité pour son parfum balsamique que pour ses vertus médicinales, cultivé dans les monastères du Nord dès le haut Moyen Âge, probablement dans un but thérapeutique, le romarin (Rosmarinus officinalis L. ; labiées) accéda au xvie siècle à une renommée exceptionnelle grâce à la fameuse « eau de la… Lire la suite
ROSALES

Écrit par :  Georges MANGENOT

Dans le chapitre "Quelques Rosacées importantes"  : …  et en Orient, dans des préparations de mets parfumés. De ces pétales on peut extraire la précieuse *essence de rose (pour obtenir un kilogramme d'essence, il faut distiller quatre à six tonnes de pétales !), riche en géraniol (l'essence de géranium en est une contrefaçon). Le genre Fragaria (fraisiers), appartenant à la même sous-famille,… Lire la suite
SARRIETTE

Écrit par :  Pierre LIEUTAGHI

… *Aromates de senteur et de saveur assez distinctes, la sarriette des jardins (Satursia hortensis L.) et la sarriette vivace (S. montana) peuvent être confondues pour l'usage thérapeutique. Ces labiées renferment (surtout dans les glandes bien visibles à la loupe sur les feuilles) 0,10 à 0,18 p. 100 d'essence aromatique riche en… Lire la suite
SAUGE

Écrit par :  Pierre LIEUTAGHI

… *Salvia : « Celle qui sauve. » Son nom seul résume la confiance immense dont la sauge (Salvia officinalis L. ; labiées) a joui au long des siècles. Plus ou moins confondue par les Anciens avec d'autres labiées aromatiques, cultivée dans les monastères au ixe siècle, elle a été considérée au Moyen Âge comme une… Lire la suite
SÉCRÉTIONS VÉGÉTALES

Écrit par :  Philippe BOUCHETJean-Charles MESTRE

Dans le chapitre "Les appareils sécréteurs"  : …  ainsi que de poils épidermiques, de canaux ou de poches. Les cellules sécrétrices élaborent des *essences (rose), des mucilages (mauve) ou, pour certaines d'entre elles, un liquide sucré, le nectar, qui, par l'attrait qu'il présente pour les insectes et par sa localisation fréquente dans les pièces florales, favorise la pollinisation. Les poches… Lire la suite
SÉNEVOL

Écrit par :  Jacques DAUTA

… *Essence sulfurée, en général volatile et à action piquante sur les muqueuses, qui se trouve libérée par l'hydrolyse d'un des hétérosides soufrés existant chez les crucifères (sinigroside de la moutarde) et les familles voisines (capparidacées : câprier), dans toute la plante et surtout les graines. MoléculesLire la suite
TÉRÉBINTHALES

Écrit par :  Jacques MIÈGE

Dans le chapitre "Les Rutales"  : …  principales espèces utiles sont le bigaradier (Citrus aurantium), dont on tire différentes *essences (néroli, petit grain, fleur d'oranger) et dont le fruit est utilisé en confiturerie ; la bergamote (C. bergamia) dont on extrait de l'acide citrique et une essence qui entre dans la fabrication de l'eau de Cologne ; les « chinois »… Lire la suite
THYM

Écrit par :  Pierre LIEUTAGHI

… *Condiment des plus communs, le thym (Thymus vulgaris L. ; labiées) doit son parfum à une essence (0,3 à 0,5 p. 100 du poids frais) bien moins toxique que celle des autres labiées aromatiques, composée de 20 à 40 p. 100 de phénols (thymol et carvacrol), d'alcools (bornéol, linalol) et de carbures (pinènes, camphène). La plante renferme en… Lire la suite
TILLEUL

Écrit par :  Pierre LIEUTAGHI

… *Les fleurs des tilleuls (Tilia cordata Miller, T. platyphyllos Scop., T. europaea L. ; tiliacées), apparemment inutilisées jusqu'au xvie siècle, sont aujourd'hui à la base de l'une des tisanes les plus populaires. Elles renferment 0,4-0,5 p. 100 d'une essence au parfum suave (contenant du farnésol,… Lire la suite
VALÉRIANE

Écrit par :  Pierre LIEUTAGHI

… *Les Latins employaient déjà des valérianes méditerranéennes, mais les propriétés antispasmodiques de la valériane officinale (Valeriana officinalis L. ; valérianacées) n'ont été révélées qu'en 1522 par le Napolitain Fabius Columa (il s'était guéri de l'épilepsie par son usage). La racine de valériane, seule partie employée, renferme une… Lire la suite
VERVEINES

Écrit par :  Pierre LIEUTAGHI

… *Le nom de verveine désigne habituellement de nos jours la verveine citronnelle (Lippia triphylla L.), originaire du sud-ouest de l'Amérique du Sud, introduite en Europe à la fin du xviiie siècle et devenue l'une des plantes à tisanes aromatiques les plus communes. Cette exotique a éclipsé la verveine officinale indigène… Lire la suite
WALLACH OTTO (1847-1931)

Écrit par :  Georges BRAM

… *Chimiste allemand né à Könisberg et mort à Göttingen. Malgré de nombreux ennuis de santé, Wallach entreprend en 1867 des études de chimie à l'université de Göttingen sous la direction de Friedrich Wölher et obtient son doctorat en 1869. En 1870, il devient assistant puis chargé de cours à Bonn auprès de August Kekulé. En 1889, il est nommé à… Lire la suite

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