Le 26 mai 1991, les élections locales confirment les tendances de fond de l'électorat depuis 1982 : suprématie du Parti socialiste ouvrier espagnol (P.S.O.E.) du Premier ministre Felipe González, qui renforce son emprise sur les municipalités (38,6% des voix) malgré la perte de Madrid et de Séville et une lente érosion ; maintien du Parti populaire (P.P., centre droit, 25,2% des suffrages) et bonne santé des partis nationalistes régionaux.
Le 29 mai,explosion d'une voiture piégée devant la garde civile à Vic ; neuf personnes sont tuées et quarante blessées. Auteur présumé de l'attentat, un commando de l'organisation séparatiste basque Euskadi ta Askatasuna (E.T.A.), le commando Barcelone, est démantelé ; huit de ses membres sont arrêtés et deux tués le 31.
Le 6 juin 1993, élections législatives anticipées. Le P.S.O.E. remporte 38,68% des voix et 159 sièges, contre 34,82% des suffrages et 141 élus pour le P.P. de José María Aznar. Le Centre démocrati […]
