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ESPAGNE Chronologie (1990-2008)

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1.  Politique intérieure

Le 26 mai 1991, les élections locales confirment les tendances de fond de l'électorat depuis 1982 : suprématie du Parti socialiste ouvrier espagnol (P.S.O.E.) du Premier ministre Felipe González, qui renforce son emprise sur les municipalités (38,6 p. 100 des voix) malgré la perte de Madrid et de Séville et une lente érosion ; maintien du Parti populaire (P.P., centre droit, 25,2 p. 100 des suffrages) et bonne santé des partis nationalistes régionaux.

Le 29 mai, explosion d'une voiture piégée devant la garde civile à Vic ; neuf personnes sont tuées et quarante blessées. Auteur présumé de l'attentat, un commando de l'organisation séparatiste basque Euskadi ta Askatasuna (E.T.A.), le commando Barcelone, est démantelé ; huit de ses membres sont arrêtés et deux tués le 31.

Le 6 juin 1993, élections législatives anticipées. Le P.S.O.E. remporte 38,68 p. 100 des voix et 159 sièges, contre 34,82 p. 100 des suffrages et 141 élus pour le P.P. de José María Aznar. Le Centre démocratique et social (C.D.S.) de l'ancien Premier ministre Adolfo Suárez n'a aucun élu. Le P.S.O.E., qui ne dispose plus de la majorité absolue, écarte toute possibilité d'accord avec la troisième force politique du pays, la Gauche unie (coalition dirigée par le Parti communiste, 18 élus), et doit donc conclure une alliance de gouvernement avec les partis régionaux comme les nationalistes catalans de Convergence et Union (C.I.U., 17 élus) ou le Parti nationaliste basque (P.N.V., 5 élus). Le 21, l'explosion de deux voitures piégées à Madrid tue sept personnes. Les attentats sont attribués à l'E.T.A., de plus en plus isolée.

Le 9 juillet, Felipe González, chargé par le roi Juan Carlos de former le gouvernement, obtient l'investiture du Parlement. Le 13, il présente son gouvernement, dominé par les « rénovateurs » du P.S.O.E. Il s'agit de son premier gouvernement minoritaire, les nationalistes catalans et basques ayant finalement refusé d'y participer, attendant l'annonce du développement des statuts d'autonomie provinciale pour s'engager plus avant dans le soutien au gouvernement.

Le 30 avril 1994, le ministre de l'Intérieur, Anton […]

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