3. Espaces hilbertiens
Dans la théorie précédente, le théorème de projection orthogonale (théorème 4) a joué un rôle fondamental. Il ne s'étend malheureusement pas au cas d'un sous-espace vectoriel fermé quelconque F d'un espace hermitien. Ainsi, dans l'espace hermitien C[− 1, 1]), l'hyperplan fermé noyau de la forme linéaire continue :

Théorème 7. Soit E un espace hermitien et F un sous-espace vectoriel complet de E. Alors F admet un supplémentaire orthogonal, et (F⊥)⊥ = F.
Ce théorème contient le théorème 4 comme cas particulier, et s'applique aussi au cas où E est hilbertien et F fermé.
La démonstration s'appuie sur le théorème suivant.
Théorème 8. Soit E un espace hermitien, F une partie convexe complète non vide de E, et x un élément de E. Il existe alors un élément z de F et un seul tel que :


On montre pour cela que toute suite (zn) de points de F telle que ∥x − zn∥ converge vers d(x, F) est une suite de Cauchy. Comme F est complet, la suite (zn) admet une limite z dans F, et on vérifie que z convient.
On en déduit facilement le théorème 7, en prouvant que y = x − z est orthogonal à F.
Dégageons quelques conséquences du théorème 7.
Corollaire 1. Soit F un sous-espace vectoriel fermé d'un espace hilbertien E. Si F ≠ E, il existe un vecteur non nul de E orthogonal à F.
Corollaire 2. Pour qu'une famille (ei), < […]
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