Zoologiste allemand, élève de J. Müller, qui, après avoir étudié la médecine et les sciences naturelles à Berlin, Würzburg et Vienne (thèse de doctorat en médecine en 1857), est attiré par l'anatomie et l'embryologie comparées. Nommé en 1861 professeur d'anatomie à Iéna, Haeckel voyage l'année suivante en Sicile et publie en 1862 une monographie sur les Radiolaria que suivront plus tard, après ses voyages en Égypte, en Afrique du Nord et à Ceylan, des travaux sur les Siphonophora (1869), les Monera (1870), les éponges calcaires (1872), etc. De ces travaux, il tire la théorie de la gastraea, étape intermédiaire entre les protozoaires (unicellulaires) et les métazoaires (multicellulaires) ; ce chaînon évolutif hypothétique aurait pu, selon lui, évoquer le stade gastrula du développement embryonnaire des cœlomates.
En 1865, l'université de Iéna crée pour lui une chaire de zoologie dans laquelle il enseignera les théories de Darwin (qu'il adopte après avoir rencontré leur auteur en 1866). Ses leçons sur l'évolution des espèces paraissent en 1868 sous le titre Histoire de la création des êtres organisés d'après les lois naturelles (Natürliche Schöpfungsgeschichte gemeinverständliche wissenschaftliche Vorträge) ; traduit en huit langues européennes, cet ouvrage répand la conception darwinienne du transformisme et reconnaît comme étant la « loi biogénétique fondamentale » l'hypothèse de Serres, développée par Müller, selon laquelle l'ontogenèse (histoire de la formation de l'individu) est une brève récapitulation de la phylogenèse (histoire de l'espèce à laquelle l'individu appartient).
En 1866, paraît sa Morphologie générale des organismes (Generalle Morphologie der Organismen) qui bouleverse les notions établies sur les êtres vivants et les lois de la descendance ; c'est dans cet ouvrage qu'il crée le terme « écologie » pour désigner les relations des animaux avec les milieux. En 1874, il publie Anthropogénie ou Histoire de l'évolution humaine (Anthropogenie oder Entwicklungsgeschichte des Menschen) et, […]
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