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ÉRICALES

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Les Éricales constituent un ordre de plantes dicotylédones gamopétales, riche de près de deux mille espèces réparties en six familles numériquement inégales (Éricacées, Pyrolacées, Épacridacées, Cléthracées, Empétracées et Diapensiacées). Les Éricacées, avec les bruyères, myrtilles et rhododendrons, en sont la partie la plus importante. Toutes vivaces, à feuilles entières souvent coriaces, les Éricales prennent une grande part à la constitution de types de végétation particuliers : landes et maquis, brousse « éricoïde » du cap de Bonne-Espérance, etc.

1.  Étude d'un type : la bruyère à quatre angles

La bruyère à quatre angles (Erica tetralix) est l'une des bruyères communes dans les landes humides de Bretagne. Sous-arbrisseau dense et bas, aux rameaux portant quatre rangs de petites feuilles, elle s'orne en été de nombreuses fleurs roses en grelot ; si les sépales sont libres, les pétales sont, par contre, soudés en un tube renflé, épanouissant quatre lobes minuscules et abritant huit étamines appendiculées à déhiscence poricide.

L'ovaire supère, à placentation axile, contient de nombreux ovules anatropes ; le style se termine en un stigmate faiblement quadrilobé, dépassant la corolle. Le fruit, petite capsule à déhiscence loculicide, est contenu dans la corolle marcescente ; il libère un grand nombre de graines minuscules dispersées par le vent.

2.  Les autres Éricales

L'ordre montre de grandes variations de structure de la fleur et du fruit, correspondant probablement à plusieurs directions évolutives. Typiquement régulière, la fleur devient zygomorphe chez les rhododendrons par simple accroissement des pétales et étamines antérieurs.

La corolle montre un passage continu de la dialypétalie à la gamopétalie, depuis les Cléthracées, Pyrolacées, Empétracées, à pétales libres, ainsi que les Éricacées-Lédées (Ledum palustre), jusqu'aux Éricacées-Rhododendrées (affines des Lédées) et aux bruyères ; les corolles gamopétales sont de forme très variée : à tube court et lobes étalés (Calluna), en coupe (Kalmia), en trompette (Epacris) ou urcéolée (Erica)

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BRUYÈRE

Écrit par :  Pierre LIEUTAGHI

… *À peu près passées sous silence par les médecins de l'Antiquité (qui citaient surtout les Erica méditerranéens), les bruyères furent, à la Renaissance, jugées capables de fragmenter et de chasser les calculs urinaires. Rarement citée diurétique, « ophtalmique » aux xviie et xviiie siècles, la bruyère… Lire la suite
MYRTILLE

Écrit par :  Pierre LIEUTAGHI

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