Si le cheval a fait longtemps partie de la vie de l'humanité — le superbe équidé peint sur les parois de Lascaux étant devenu l'instrument de déplacement, de guerre ou de trait, du nomade des steppes, du chevalier du Moyen Âge, du paysan ou du conducteur de diligences —, l'apparition du cycle puis de l'automobile semblaient annoncer sa fin. La codification sportive, au contraire, lui a donné en quelque sorte une seconde existence.
On ne parlera pas ici des courses ni des paris auxquels elles donnent lieu, mais des différents types d'épreuves régis pour l'essentiel par la Fédération équestre internationale (fondée en 1921, 134 pays membres en 2010), ainsi que d'un certain nombre de jeux. Les sports équestres mettent en valeur, selon les disciplines pratiquées, la rapidité, la précision, l'endurance.
Le concours hippique — longtemps appelé « jumping » en hommage plus ou moins voulu à un certain style anglo-saxon, et aux « steeple-chases » campagnards d'antan, avec leurs obstacles artificiels érigés à l'intérieur d'une enceinte — donne lieu à des classements individuels et par équipes. Des cavaliers tels que les Allemands Hans Günter Winkler, Paul Schockemöhle et Ludger Beerbaum, les frères italiens Piero et Raimondo d'Inzeo, les Brésiliens Nelson Pessoa et son fils Rodrigo Pessoa, les Français Pierre Jonquères d'Oriola (champion olympique en 1952 à Helsinki, puis en 1964 à Tōkyō) et Pierre Durand (champion olympique en 1988 à Séoul) multiplièrent les succès. Le Canadien Éric Lamaze a remporté l'épreuve aux Jeux de Pékin en 2008. Un calendrier de plus en plus touffu relie entre eux les concours internationaux du plus haut niveau (C.H.I.O.). Des Championnats mondiaux (depuis 1953), ainsi que la Coupe du monde créée en 1979, permettent de confronter les diverses écoles.
Le dressage est bien différent. Selon une codification et une durée précises, le classement résulte de la notation des figures effectuées aux différentes « allures » par le cavalier ou la cavalière, en parfait accord avec son c […]
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