1. Inégale répartition de l'eau et des électrolytes
Pour se représenter l'inégalité de répartition de l'eau et des électrolytes dans un organisme, il est utile de distinguer plusieurs espaces, secteurs ou compartiments séparés les uns des autres par des systèmes de membranes et renfermant chacun des milieux ou des liquides de composition relativement bien caractérisée. Il s'agit essentiellement des liquides extracellulaires (L.E.C.) très riches en Na+ et Cl- et des liquides intracellulaires (L.I.C.), très riches en K+ et radicaux phosphorés. Cela est vrai, aussi bien pour les organismes végétaux qu'animaux, mais il existe des différences d'une espèce à l'autre, et d'un type d'organe à un autre en ce qui concerne les L.I.C. d'une même espèce (milieu cellulaire, ).
Chez les Vertébrés, les L.E.C. comprennent : le plasma et la lymphe, qui ont une situation intravasculaire ; les liquides interstitiels, qui circulent entre les cellules et enfin, les liquides transcellulaires produits par les glandes à sécrétion externe (exocrine) et interne (endocrine). Cette inégale répartition hydro-électrolytique existe chez l'Homme, l'ion K+ ayant essentiellement une situation intracellulaire et l'ion Na+ une situation plutôt extracellulaire. Fait remarquable, pour une même espèce animale les pressions osmotiques des L.I.C. et des L.E.C. tendent vers des valeurs relativement proches.
En effet, sachant que la pression osmotique ω est proportionnelle à la concentration moléculaire c des ions présents (ω = cRT, R : constante des gaz parfaits, T : température absolue), toute modification de la concentration d'un constituant dans l'un de ces milieux est accompagnée d'un changement de sa pression osmotique. Il peut en résulter un transfert d'eau à travers les parois provoquant un gonflement ou une rétraction des cellules. Ainsi, lorsqu'un apport exogène de chlorure de sodium (NaCl) augmente la concentration du L.E.C., un passage de l'eau des cellules vers ce compartiment ten […]
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