Accueil - Boutique - Contact - Assistance
Zone de recherche

Altas Auteurs Recherche thématique Dictionnaire
 

ÉQUATIONS ALGÉBRIQUES

Page précédente Page suivante

3.  Équations de degré 3 et 4

  Les équations cubiques

Quelques exemples d'équations cubiques apparaissent chez les Babyloniens, mais sans rien de systématique. Archimède discute (De la sphère et du cylindre, livre second) les problèmes qui, pour nous, conduisent à l'équation cubique générale. Mais sa démarche est purement géométrique et ne peut pas se traduire en algèbre. Le xve siècle connaît quelques tentatives malheureuses de résolution algébrique. Il était réservé à l'école italienne du xvie siècle d'apporter la solution définitive. Les trois pionniers sont successivement Scipione del Ferro, Tartaglia et Cardan.

L'équation générale se ramène à des formes telles que xpx = 0. (Les algébristes n'écrivant que des coefficients numériques et positifs, trois cas sont à distinguer : x+ 1, x= 1 et x3 + 1 = x.)

La solution trouvée se résume pour nous dans la formule :

Elle est obtenue en posant x = u + v, puis u3 + v3 = − quv = p/3, d'où u3 + v3 = − qu3v3 = − p3/27 ; uet v3 sont donc racines d'une équation quadratique.

Cardan comprend aussitôt les difficultés soulevées par cette solution. Lorsque q2/4 + p3/27 est négatif, les nombres u et v ne peuvent pas être calculés dans R, donc n'existent pas. Or, Archimède a montré que, dans ce cas, l'équation cubique proposée a des racines, et Cardan, en acceptant les racines négatives, sait en outre qu'elle en a trois. Pour lever la difficulté, il introduit timidement, et Bombelli le fera plus nettement en 1572, de nouveaux nombres dits « impossibles » ou « imaginaires ». Ainsi apparaît, pour la première fois, le corps C des nombres complexes (cf.  nombres complexes).

 […]

… pour nos abonnés, l'article se prolonge sur 8 pages…Offre essai 7 jours

Thématique

Classification thématique de cet article :

Retour en haut

Autres références

« ÉQUATIONS ALGÉBRIQUES » est également traité dans :

RÉFLEXIONS SUR LA RÉSOLUTION ALGÉBRIQUE DES ÉQUATIONS (J. L. Lagrange)

Écrit par :  Bernard PIRE

Joseph Louis Lagrange (1736-1813) publie en 1770 les Réflexions sur la résolution algébrique des équations dans les Mémoires de l'Académie royale des sciences et belles-lettres de Berlin, Académie où il avait succédé à Leonhard Euler comme directeur des mathématiques. Ce texte commence par un hommage appuyé aux travaux des… Lire la suite
ABEL NIELS HENRIK (1802-1829)

Écrit par :  Jean-Luc VERLEY

…  un court séjour à Berlin, la Norvège où il mourut dans sa vingt-septième année, le 6 avril 1829. *Les deux premiers mémoires d'Abel, publiés en 1824 et 1826, concernent la résolution des équations. Pour comprendre toute l'importance du problème à cette époque, rappelons que, dès le xvie siècle, les mathématiciens étaient en… Lire la suite
AL-KHWARIZMI

Écrit par :  Bernard PIRE

  *Résident de la maison de la Sagesse à Bagdad, le mathématicien Abu Ja'far Muhammad ibn Musa al-Khwarizmi a participé à la traduction de nombreux manuscrits scientifiques grecs. Son traité intitulé Hisab al-jabr w'al-muqabala est considéré comme le premier manuel d'algèbre. Le terme « algèbre » vient ainsi du… Lire la suite
ARITHMÉTIQUES (Diophante)

Écrit par :  Bernard PIRE

  *Diophante d'Alexandrie, parfois appelé le « père de l'algèbre », est connu par son ouvrage les Arithmétiques, qui traite des solutions des équations algébriques. On ne sait pratiquement rien de sa vie et ses dates de naissance et de mort sont très controversées. Les Arithmétiques sont une collection de… Lire la suite
BÉZOUT ÉTIENNE (1739-1783)

Écrit par :  Jacques MEYER

… *Le nom d'Étienne Bézout doit être associé à l'utilisation des déterminants dans la théorie des équations algébriques. Dans son mémoire à l'Académie (1764) et surtout dans son ouvrage Théorie générale des équations algébriques (1779), Bézout donne des règles pour résoudre n équations à n inconnues par élimination, en… Lire la suite
BOMBELLI RAFFAELE (1526-1573)

Écrit par :  Jacques MEYER

… *On ne sait pratiquement rien de la vie de Bombelli, sinon qu'il est né à Bologne en 1526. Il fut le premier des grands mathématiciens italiens du xvie siècle à apporter une importante contribution à l'étude des équations algébriques du 3e et du 4e degré. Peu de temps avant sa mort, il publie un ouvrage, Lire la suite
CARDAN JÉRÔME (1501-1576)

Écrit par :  Jean-Claude MARGOLIN

Dans le chapitre "De l'algèbre à l'astrologie"  : …  Ars magna (sive de regulis algebraicis liber unus), où il expose le procédé de résolution des *équations du troisième degré, ainsi que celui de la résolution de l'équation du quatrième degré, qu'il se hausse au niveau des plus grands algébristes, en dépit des accusations de plagiat et de trahison portées contre lui par le mathématicien… Lire la suite
CHINOISE (CIVILISATION) - Sciences et techniques

Écrit par :  Jean-Claude MARTZLOFF

Dans le chapitre "Mathématiques"  : …  aux coefficient numériques des monômes à des places particulières de la table à compter. *L'équation finale d'un problème résultait soit d'une soustraction entre deux quantités égales calculées verbalement de deux façons différentes, soit de l'élimination successive des variables entre systèmes polynomiaux. C'est une généralisation de ces… Lire la suite
CORPS, mathématiques

Écrit par :  Robert GERGONDEY Universalis

Dans le chapitre "Théorie de Galois"  : …  Jusqu'à Abel et Galois, le problème central posé par les *équations algébriques était celui de leur solution par radicaux, c'est-à-dire l'expression des racines au moyen d'opérations rationnelles et d'extractions de racines. Les Grecs connaissaient déjà des cas particuliers de la formule x = (− b ± …]… Lire la suite
ÉQUATION, mathématique

Écrit par :  Gilles LACHAUD

Dans le chapitre "Équations algébriques"  : …  *Ce sont les équations dont chaque terme est un polynôme, c'est-à-dire une expression obtenue en additionnant et en multipliant entre eux des nombres et des variables (en revanche, si les termes comportent des fonctions transcendantes, on dit que l'équation est transcendante). La nature du problème de la résolution d'une équation… Lire la suite
FALTINGS GERD (1954- )

Écrit par :  Bernard PIRE

…  médaille Fields récompense sa démonstration en 1983 de la conjecture de Mordell ; le mathématicien *Louis Mordell (1888-1972) avait supposé en 1922 que certains systèmes d'équations algébriques à coefficients rationnels n'avaient qu'un nombre fini de solutions rationnelles. En prouvant cette conjecture, Faltings montrait que l'équation xnLire la suite
FERRARI LUDOVICO (1522-1565)

Écrit par :  Jacques MEYER

… *Algébriste italien, né et mort à Bologne. Entré au service de Jérôme Cardan dès l'âge de quinze ans comme garçon de courses, avant de devenir son assistant, Ludovico Ferrari commença ainsi une carrière de mathématicien qui devait faire de lui le plus célèbre des disciples de Cardan. Il ne publia aucun ouvrage, mais Cardan incorpora toutes les… Lire la suite
GALOIS ÉVARISTE (1811-1832)

Écrit par :  Jean-Pierre AZRARobert BOURGNE

Dans le chapitre "L'œuvre mathématique"  : …  Dans un mémoire célèbre paru en 1770, Lagrange fait le point des recherches dans le domaine des *équations algébriques. Il esquisse une théorie de la transformation des équations et met en évidence l'importance de la notion de permutation. Il retrouve par là les formules connues de résolution par radicaux des équations du deuxième au quatrième… Lire la suite
GORDAN PAUL ALBERT (1837-1912)

Écrit par :  Jeanne PEIFFER

… *Algébriste allemand, né et mort à Erlangeus, Paul Gordan fut pendant plusieurs années employé de banque avant d'entreprendre des études universitaires à Breslau, Königsberg et Berlin, où il suivit des cours de Ernst Kummer sur la théorie des nombres. Après avoir soutenu une thèse de doctorat (1862) sur la géodésie sur les sphéroïdes, il fit un… Lire la suite
GROUPES DE GALOIS

Écrit par :  Bernard PIRE

  *L'unique mémoire d'Évariste Galois (1811-1832), Sur les conditions de résolubilité des équations par radicaux, présenté à l'Académie des sciences en 1831, reçut un avis défavorable de son rapporteur Siméon-Denis Poisson ; pourtant, l'importance de ce travail dans le développement de la théorie des groupes est… Lire la suite
INDE (Arts et culture) - Les sciences

Écrit par :  Francis ZIMMERMANN

Dans le chapitre "Les mathématiques"  : …  Dans le domaine algébrique, l'histoire est un peu différente. La méthode de résolution des *équations indéterminées à l'aide des fractions continues apparaît chez Āryabhaṭa. Bhāskara l'ancien (viie s.) est le premier à la nommer méthode du fractionnement ou, plus littéralement, du « pulvérisateur » (kuṭṭakāra),… Lire la suite
ISLAM (La civilisation islamique) - Les mathématiques et les autres sciences

Écrit par :  Georges C. ANAWATIRoshdi RASHED Universalis

Dans le chapitre "Les mathématiques"  : …  bx. Le but d'al-Khwārizmī est clair, jamais conçu auparavant : élaborer une théorie des *équations résolubles par radicaux, auxquelles peuvent être ramenés indifféremment les problèmes arithmétiques et géométriques, et ainsi pouvoir s'en servir dans le calcul, les échanges commerciaux, les successions, l'arpentage des terres, etc. Dans… Lire la suite
LAGRANGE JOSEPH LOUIS (1736-1813)

Écrit par :  Jean ITARD Universalis

Dans le chapitre "La résolution algébrique des équations"  : …  ce qu'il appelle la « métaphysique », et qu'on appellerait la structure, de la résolution des *équations par radicaux. À partir d'une étude du troisième et du quatrième degré, il est en mesure d'expliquer les raisons des succès obtenus dans ces deux cas et les échecs rencontrés dans le cas général. Indiquons les principales étapes de son… Lire la suite
NOMBRES COMPLEXES

Écrit par :  Jean-Luc VERLEY

Dans le chapitre "Le théorème fondamental de l'algèbre"  : …  Les nombres complexes sont donc apparus très tôt comme le domaine naturel de la théorie des *équations algébriques : toute équation algébrique peut être résolue dans ce corps. Plus précisément, le résultat fondamental est le suivant. Si P est un polynôme de degré n à coefficients complexes, il existe n nombres complexes Lire la suite
RECHERCHES ARITHMÉTIQUES (C. F. Gauss)

Écrit par :  Bernard PIRE

  *Les Recherches arithmétiques (Disquisitiones arithmeticae) que Carl Friedrich Gauss (1777-1855) publie à Brunswick en 1801 marquent un progrès fondamental en théorie des nombres. Les quatre premières sections sont consacrées aux congruences et, selon la Préface même de l'auteur, contiennent peu de… Lire la suite
RUFFINI PAOLO (1765-1822)

Écrit par :  Universalis

…  de Modène pour en devenir le recteur et enseigner les mathématiques et la médecine. Ruffini *est considéré comme le premier à avoir véritablement prouvé qu'il n'existe pas de solution algébrique à l'équation générale du cinquième degré. La démonstration qu'il publie en 1799, fondée sur les relations entre coefficients et permutations… Lire la suite
TARTAGLIA NICCOLO FONTANA dit (1499-1557)

Écrit par :  Universalis

… *Mathématicien italien auquel on doit une méthode de résolution de l'équation du troisième degré et un des premiers traités de balistique. Niccolo Fontana est né à Brescia. Lors du sac de cette ville par les Français (1512), il eut la mâchoire fendue par un sabre ; il en résulta une difficulté de parole qui lui valut le surnom de Tartaglia (bègue).… Lire la suite
VIÈTE FRANÇOIS (1540-1603)

Écrit par :  Jean GRISARD

…  algébrique et d'application à la géométrie des Grecs (ébauche d'une « géométrie analytique »). *Les problèmes classiques du deuxième et du troisième degré y sont abordés, ainsi que nombre de problèmes de degré supérieur. Toutefois, parce que sa conception géométrique pure des grandeurs l'y contraignait, Viète ne traite que de valeurs et racines… Lire la suite
WALLIS JOHN (1616-1703)

Écrit par :  Universalis

… *Mathématicien anglais né le 23 novembre 1616 à Ashford (Kent) et mort le 28 octobre 1703 à Oxford, Wallis est un des plus illustres précurseurs d'Isaac Newton. En 1632, il entre au collège Emmanuel de Cambridge, où il se distingue dans de nombreux domaines. Environ huit ans plus tard, il obtient une bourse au Queens' College, Cambridge. Il est… Lire la suite
WARING EDWARD (1736-1798)

Écrit par :  Bernard PIRE

…  exerce dans divers hôpitaux de Londres de 1767 à 1770, avant d'abandonner totalement la médecine. *Son œuvre mathématique principale, les Meditationes algebraicae, fut publiée en 1770, puis en 1782 avec de multiples additions. Parmi les résultats qui y sont rassemblés, on peut noter la preuve que toutes les fonctions rationnelles… Lire la suite

Afficher la liste complète (25 références)

Retour en haut

Accueil - Contact - À propos
Consulter les articles d'Encyclopædia Universalis : 0-9 A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z
Consulter les articles d'Encyclopædia Britannica.
© 2012, Encyclopædia Universalis France S.A. Tous droits de propriété industrielle et intellectuelle réservés.

chargement du média