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CATALAN ÉQUATION DE

Dans une note publiée au Journal de Crelle en 1844, le Belge Eugène Catalan (1814-1894), alors répétiteur à l'École polytechnique, proposait l'énoncé suivant : « Il n'existe que deux nombres entiers consécutifs qui soient également des puissances parfaites, et ces deux nombres sont 8 et 9 ». L'expression algébrique de cette conjecture est : l'équation xm — yn = 1, où xym et n sont quatre entiers inconnus au moins égaux à 2, admet comme unique solution 32 — 23 = 1. 

Le Français Victor-André Lebesgue (1799- ?) a éliminé le cas n = 2 dès 1850, mais il a fallu attendre 1960 pour que le cas m = 2 soit résolu par le Chinois Ko Chao : 32 — 23 = 1 est la seule solution. Ainsi, il suffit d'étudier l'équation xp — yq = 1, où les exposants p et q sont des nombres premiers impairs, et même plus grands que 3 [travaux du Norvégien Trygve Nagell (1895-1988), 1921].

En 1964, le Britannique John William Scott Cassels (Cambridge) a montré que si une solution existe, alors p divise y et q divise x ; ce résultat est à la base de tous les travaux algébriques qui ont suivi.

Dans une autre direction, grâce à la théorie du Britannique Alan Baker (Cambridge) sur les « formes linéaires de logarithmes », le Néerlandais Robert Tijdeman (Leyde) a démontré en 1976 que l'ensemble des solutions est fini. Pour un logicien, le problème de Catalan est donc décidable, mais l'ensemble fini obtenu par cette méthode est bien trop grand pour une recherche exhaustive par ordinateur. Combinée avec certains résultats algébriques, cette méthode a cependant permis aux Français Maurice Mignotte et Yves Roy (Strasbourg) de démontrer en 1996 que p et q devaient être supérieurs à 100 000.

La voie purement algébrique a été ouverte en 1964 par le Finlandais Kustaa Inkeri (1908-1997) qui a montré que si une solution existe et si l'exposant p est de la forme 4k + 3, alors q2 divise p(q—1) — 1 sauf si une certaine condition technique a lieu. Après trente-cinq années de progrès, un résultat définitif a été obtenu par Preda Mihǎilescu (mathématicien d'origine roumaine) en 1999 : si l'équation xp — yq […]

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DIOPHANTIENNES ÉQUATIONS

Écrit par :  Jean-Louis COLLIOT-THÉLÈNEMarcel DAVID Universalis

Dans le chapitre "Équations diophantiennes exponentielles"  : …  nombre fini d'entiers m pour lesquels l'équation : a des solutions avec > 1. *En 1976, R. Tijdeman, utilisant ces méthodes, a montré que l'équation de Catalan : (en xymn entiers naturels) n'a qu'un nombre fini de solutions, et ce, par une méthode effective (xLire la suite

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