Le président Rodrigo Borja Cevallos, dont le parti, la Gauche démocratique, ne remporte que 14 des 72 sièges de l'Assemblée aux élections de juin 1990, contre 16 au Parti social-chrétien (P.S.C., droite), continue à pratiquer une politique de libéralisation progressive de l'économie : le barème de la fiscalité est simplifié, les droits de douane abaissés. La guerre du Golfe incite l'Équateur à accroître au maximum sa production de pétrole.
Le 5 juillet 1992, Sixto Durán Ballén, candidat d'un nouveau parti conservateur, le Parti d'unité républicaine (P.U.R.), est élu à la présidence avec 57% des voix. S'appuyant sur la droite et les milieux d'affaires en l'absence de majorité effective, Sixto Durán Ballén décide une dévaluation de 26,2% du sucre, la monnaie nationale, par rapport au dollar ; les prix du pétrole ne sont plus subventionnés et augmentent de 300%. Pour compenser la chute des cours internationaux, l'Équateur, qui s'est retiré de l'O.P.E.P. en novembre 1992, augmente sa production en 1993. L'administration Durán Ballén réussit à ramener l'inflation de 60 à 31% en 1993. Le président paie aux élections de mai 1994 le prix des […]
