Dans le Nouveau Testament, deux textes revendiquent le nom de Pierre comme celui de leur auteur, la première Épître de Pierre et la seconde Épître de Pierre. L'une et l'autre présentent des caractères très particuliers.
La première Épître de Pierre est plutôt une homélie habillée en lettre afin d'avoir les prétentions d'une véritable encyclique. Écrite à Rome, elle était destinée à des païens convertis appartenant à cinq régions d'Asie Mineure. L'Épître elle-même (i, 1 ; v, 1-2) ainsi que la tradition patristique (Irénée et Tertullien, entre autres) et l'enseignement ecclésiastique postérieur ont reconnu son origine pétrinienne. Bien des arguments internes font encore pencher beaucoup d'exégètes en faveur de cette opinion. Cependant, des difficultés sérieuses s'y opposent : le grec dans lequel ce document est écrit est excellent et sa pensée originale est nettement grecque (alors que Pierre était un pêcheur galiléen) ; l'Ancien Testament y est cité d'après le texte grec de la version des Septante (la langue maternelle de Pierre était l'araméen) ; de plus, la parenté de ce texte avec certaines Épîtres de Paul (Éphésiens, Colossiens) est indiscutable. On pe […]
