Accueil - Boutique - Contact - Assistance
Zone de recherche

Altas Auteurs Recherche thématique Dictionnaire
 

ÉPEIROGENÈSE

Page précédente Page suivante

En 1890, Grove Karl Gilbert, géologue et explorateur éminent de l'Ouest américain, oppose aux mouvements proprement orogéniques des mouvements du sol bien plus doux et amples, en forme de gonflements à grand rayon de courbure ou de soulèvements d'échelle continentale, qu'il qualifie de ce fait d'épeirogéniques, cette épeirogenèse – ou épirogenèse – produisant en effet les plateaux, les bassins et les continents émergés (en grec, ἥπειρος signifie terre ferme). Le sens relatif du mouvement vertical peut être positif (correspondant à une montée) ou négatif. Dans ce dernier cas, lorsque la descente du sol s'accompagne de sédimentation, on parle de subsidence

On a souvent souligné qu'il n'y a pas de limite tranchée entre orogenèse et épeirogenèse ; en effet, les cas intermédiaires sont fréquents. Avec Hans Stille, on réservera le terme « épeirogénique » aux mouvements – en général lents et longuement poursuivis – qui laissent intacte la structure du sous-sol, par opposition aux mouvements orogéniques, qui engendrent de nouvelles structures tectoniques, souvent de façon brusque. Le terme de « tectonique germanotype » pourra s'appliquer aux cas intermédiaires (par exemple la déformation méso-cénozoïque du socle hercynien extra-alpin, notamment en Allemagne) : les gondolements s'accompagnent alors de ruptures et de plissements locaux. Dans l'épeirogenèse proprement dite, la composante horizontale de la déformation est négligeable.

Puisque ce sont donc essentiellement des mouvements verticaux de la lithosphère qui sont en jeu ici, on ne peut pas traiter de l'épeirogenèse sans faire allusion au phénomène de l'isostasie, où il apparaît que la croûte terrestre se comporte comme si elle flottait en équilibre hydrostatique sur un substratum visqueux. D'emblée, nous aurons à bien distinguer deux types d'épeirogenèse. Dans un premier type, la cause principale du mouvement vertical est un déséquilibre isostatique en voie de résolution ; un cas particulièrement instructif est celui de l'épeirogenèse de délestage […]

… pour nos abonnés, l'article se prolonge sur 5 pages… Offre essai 7 jours

Thématique

Classification thématique de cet article :

Retour en haut

Autres références

« ÉPEIROGENÈSE » est également traité dans :

FRANCE (Le territoire et les hommes) - Géologie

Écrit par :  Jean AUBOUINJean COGNÉMichel DURAND-DELGAFrançois ELLENBERGERJean-Paul von ELLERJean GOGUELCharles POMEROLMaurice ROQUESÉtienne WINNOCK

Dans le chapitre "Le bassin de Paris au Cénozoïque"  : …   » beauceron qui en résulte. C'est au cours du Plio-Quaternaire que le bassin de Paris subit un* mouvement épirogénique positif, plus accentué au nord et à l'est qu'à l'ouest. Ce mouvement de bascule conduit à la morphologie actuelle (plates-formes structurales et buttes-témoins (fig. 11b)) modelée au Quaternaire récent par les phénomènes… Lire la suite

Retour en haut

Média

Média de cet article dans l'Encyclopædia Universalis :

Soulèvement du bouclier baltique depuis l'Alleröd

Retour en haut

Voir aussi

Retour en haut

Accueil - Contact - À propos
Consulter les articles d'Encyclopædia Universalis : 0-9 A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z
Consulter les articles d'Encyclopædia Britannica.
© 2012, Encyclopædia Universalis France S.A. Tous droits de propriété industrielle et intellectuelle réservés.

chargement du média