Le mot « environnement », tout comme le terme « écologie » avec lequel il est fréquemment confondu – ce contre quoi se sont élevés, à juste titre, maints écologues – renvoie, depuis qu'il est communément employé, à une notion fluctuante.
Employé seul, le mot réfère implicitement à l'environnement de l'homme, c'est-à-dire à ses conditions de vie, aux fruits de ses activités (qu'ils soient positifs ou négatifs), etc. Le champ est donc vaste, sans limites bien définies dans le temps et dans l'espace. Il est évident que la protection de la nature, la culture, la qualité de la vie, l'aménagement du territoire, le développement durable, font partie de l'environnement, mais alors pourquoi en faire des catégories différentes ? De même, pourquoi séparerait-on d'un ministère de l'Environnement un ministère de l'Agriculture et de la Pêche, un ministère des Transports, un ministère de la Santé, etc., dont les préoccupations sont, à l'évidence, parties intégrantes de l'environnement ? Vouloir qu'un ministère traite de problèmes d'environnement impliquerait, en bonne logique, qu'il ait en charge, ou à tout le moins qu'il supervise, les différents ministères ayant prise sur les différent […]
