Les relations d'ordre interviennent de manière naturelle dans des questions comme l'étude des liens de parenté et celle des liens de subordination, comme les problèmes de classification, etc. C'est de là, et de la relation ≤ entre nombres, que découle la terminologie habituellement employée : on dit que a est « plus petit » que b, que a est « dominé » par b, que b est « plus haut » que a, etc. Remarquons que cette situation inclut l'égalité a = b ; on précise que, de plus, a ≠ b, en ajoutant l'adverbe « strictement ».
La théorie des ensembles ordonnés comporte une partie élémentaire qui est exposée ici, mais constitue aussi un chapitre important de la « grande » théorie des ensembles (cf. logique mathématique - Théorie axiomatique des ensembles) en liaison étroite avec l'axiome du choix dont plusieurs formulations équivalentes s'expriment en terme d'ordre. La théorie des ordinaux, due à Cantor, s'exprime aussi dans ce cadre. Rappelons enfin que c'est à partir de la relation d'ordre usuel sur l'ensemble des nombres rationnels que R. Dedekind, en 1872, a donné la première construction rigoureuse de l'ensemble des nombres réels (cf. nombres réels).
1. Relations d'ordre
On dit qu'une relation R sur un ensemble E est une relation d'ordre (cf. théorie élémentaire des ensembles, chap. 2) si elle satisfait aux axiomes suivants :
(O1) Réflexivité : pour tout élément a de E, on a la relation aRa ;
(O2) Antisymétrie : les relations aRb et bRa ne sont compatibles que pour a = b ;
(O3) Transitivité : les relations aRb et bRc impliquent aRc.
Par exemple, la relation ≤ est une relation d'ordre sur tout sous-ensemble de l'ensemble R des nombres réels.
Étant donné deux nombres réels distincts a et b, on a toujours une, et une seule, des relations a ≤ b […]
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