5. L'enregistrement numérique du son
La numérisation du son transforme celui-ci en une succession de 0 et de 1. Il perd sa spécificité et on peut l'enregistrer comme un simple document comptable. Selon la richesse du codage adopté, la capacité de mémoire nécessaire peut, pour une seconde de signal audiofréquence, passer de 16 kilo-octets (téléphonie avec Fe = 16 kHz et N = 8) à 176 kilo-octets pour deux voies stéréo de haute fidélité avec Fe = 44 kilohertz et N = 16.
Nous voyons apparaître la première difficulté liée à l'enregistrement de ce qu'on appelle couramment la M.I.C. (modulation par impulsions codées) : l'énorme capacité de mémoire nécessaire pour atteindre des durées de l'ordre de l'heure.
Une autre difficulté est due à l'obligation de travailler en temps réel, le signal audio-fréquence ne supportant pas, en dehors de certaines phases de silence, la moindre altération de l'échelle des temps.
Les données numériques sont groupées dans une structure répétitive qu'on appelle (comme en vidéo) une trame. Celle-ci commence toujours par un mot (groupe de bits) de synchronisation et contient des mots de données (c'est-à-dire des échantillons du signal), des mots de contrôle de parité, des mots de correction d'erreurs et des mots de données auxiliaires (titre de l'œuvre, minutage, etc.).
Dès qu'une trame est lue, bien ou mal, il faut par un traitement approprié en extraire rapidement les échantillons et les équi-répartir dans le temps à la fréquence d'échantillonnage. Il n'est pas question, lorsqu'une poussière a perturbé la lecture d'un mot, de revenir en arrière : il faut corriger ou masquer le défaut. Pour cela, le codage a introduit des bits supplémentaires qui permettent de détecter toutes les erreurs, d'en corriger le plus grand nombre et au pire de remplacer les échantillons manquants par des échantillons plausibles (donc non gênants) calculés par interpolation à partir des échantillons voisins. Cette contrainte de restituer les échantillons à des instants précis impose une […]
… pour nos abonnés, l'article se prolonge sur 17 pages…



