2. Quelques traités
Certains traités ont connu une fortune particulière. Parmi beaucoup d'autres, on en donnera quelques exemples, qui soulignent la variété de l'œuvre. Sur le beau (I, 6), au témoignage de Porphyre le plus ancien des écrits de Plotin, montre à partir d'un exemple privilégié l'élévation de l'âme, du sensible vers l'intelligible. Sur l'éternité et le temps (III, 45) reprend également un thème platonicien : le temps comme « image mobile de l'éternité » (Timée), mais au travers de la distinction originale entre l'âme et l'intelligence. Le traité Sur l'origine des maux, déjà signalé (I, 8), est à compléter par le curieux exposé Sur les deux matières (II, 4). La quatrième Ennéade comprend un ensemble majeur : les trois traités Sur l'âme (IV, 3-4-5). La distinction entre l'âme, l'intelligence et l'Un est exposée dans Sur les trois hypostases principielles (V, 1). Les trois traités Sur les genres de l'être (VI, 1-2-3) livrent une discussion serrée des principales théories de la connaissance, pour donner l'avantage à Platon sur Aristote et les stoïciens. Porphyre a choisi de clore l'ensemble (VI, 9) par Du Bien ou De l'Un (selon l'ordre chronologique le neuvième des traités), sur l'extase : « Quiconque a vu sait ce que je dis ; il sait que l'âme a une autre vie quand elle s'approche de lui (le Bien ou l'Un), est près de lui et y participe... »
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