4. Consommation
Les engrais minéraux sont vendus, dans tous les pays, avec des garanties concernant leur teneur en éléments et leur solubilité dans l'eau et dans certains réactifs. Certains groupes de pays (Union européenne par exemple) harmonisent leurs réglementations par le jeu des normalisations nationales ou internationales. Cela permet d'effectuer un choix dans la gamme des engrais minéraux, selon les sols, les cultures et les conditions climatiques et de pratiquer le mode d'application le plus convenable.
Des matériels permettant d'épandre les engrais solides sur de grandes largeurs (épandeurs centrifuges, épandeurs pneumatiques) se sont développés pour répondre à une demande de précision et de vitesse de travail. Ils sont aussi performants que les pulvérisateurs qui appliquent les solutions azotées ou les suspensions.
Malgré des tendances propres à chaque région et aux différents systèmes de culture, le choix des systèmes de fertilisation (forme des éléments et teneur de l'engrais, état physique) est extrêmement dépendant de l'organisation de chaque exploitation agricole.
• Répartition géographique
La consommation mondiale (fig. 1) a atteint, selon la F.A.O., lors de la campagne agricole de 2002-2003, 86,3 millions de tonnes d'azote (N), 34,8 millions de tonnes d'anhydride phosphorique (P2O5), 23,2 millions de tonnes d'oxyde de potassium (K2O), soit, au total, 141,6 millions de tonnes d'éléments fertilisants.
En regard de la surface cultivée, la quantité moyenne appliquée est très variable selon l'intensité culturale des différentes régions (tabl. 1).
Si la consommation d'engrais par hectare de terres arables a régressé, à partir des années 1980, dans les pays développés, les régions d'Asie quant à elles ont considérablement augmenté leur utilisation.
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