2. Nomenclature et productions actuelles
La plupart des pays utilisent, pour indiquer les teneurs en éléments fertilisants, les termes conventionnels suivants : azote (N), phosphore (P2O5) au lieu d'anhydride phosphorique, et potassium (K2O) au lieu d'oxyde de potassium. Une tendance semble se faire jour dans plusieurs pays en faveur de l'adoption de la nomenclature : azote (N), phosphore (P) et potassium (K).
Prennent le nom d'engrais composés ceux qui contiennent plus d'un des trois éléments définis ci-dessus ; ils peuvent être binaires ou ternaires ; l'énumération des teneurs en éléments aux 100 kg d'engrais s'effectue dans la formule de l'engrais dans l'ordre N, P2O5, K2O (ex. : 9-12-12). Quand l'engrais composé résulte de réactions chimiques entre les produits porteurs des éléments, les composés prennent le nom d'engrais complexes, même s'il s'agit de sels simples, comme le phosphate d'ammonium ou le nitrate de potassium.
• Engrais azotés
Dès le début du xxe siècle, l'industrie réalisait au four électrique la fixation de l'azote de l'air sur le carbure de calcium pour donner naissance à un engrais, la cyanamide calcique ; la production du carbure lui-même s'opérait au four électrique à partir de chaux et de coke :

On a aussi tenté la fixation de l'azote atmosphérique directement sur l'oxygène au four électrique ; ce procédé a été abandonné à cause de son coût élevé.
À la veille de la Première Guerre mondiale, la synthèse de l'ammoniac fut réalisée industriellement en […]
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