7. L'énergie des mers
Les océans peuvent être considérés comme des sources potentielles d'énergie : énergie marémotrice, énergie des vagues, énergie thermique des mers.
L'énergie marémotrice est principalement due à la différence d'attraction lunaire entre les océans situés du côté et à l'opposé de la Lune à un instant donné, l'influence de l'attraction solaire étant environ deux fois moins importante que celle de la Lune pour le phénomène des marées. Ce n'est que dans des sites où se produit une amplification du mouvement moyen de la hauteur des océans (au-delà de 5 m environ) que l'énergie marémotrice peut être exploitée industriellement. En tenant compte de cette contrainte, le potentiel technique mondial d'énergie marémotrice est de l'ordre de 250 GW, dont 15 GW en France et 18 GW au Royaume-Uni. Une autre contrainte, provenant du cycle des marées lui-même, est la limitation à un maximum de 25 p. 100 de la durée de fonctionnement équivalant à pleine puissance des aménagements sur l'année, au lieu de 50 p. 100 ou plus pour l'hydroélectricité classique, ce qui limite le potentiel mondial à environ 500 TWh/an, soit le même ordre de grandeur que celui de la petite hydroélectricité (centrales de moins de 10 MW). Enfin, la nécessité de travaux maritimes et de matériaux résistant à la corrosion marine renchérissent aussi le coût des investissements. Cependant, la faisabilité technique et économique de centrales marémotrices a été prouvée, notamment par l'aménagement de l'estuaire de la Rance (Bretagne), équipé depuis 1967 d'une centrale marémotrice de 250 MW produisant régulièrement 500 GWh/an, et ce, pour encore longtemps et à un coût maintenant très faible puisque les investissements initiaux sont amortis. Des études détaillées ont été menées sur l'aménagement des îles Chausey (15 GW, environ 30 TWh/an) et plus récemment de l'estuaire de la Severn (8,6 GW, 17 TWh/an) et de la Mersey (700 MW, 1,4 TWh/an), mais ces projets ont été abandonnés pour des raisons économiques : […]
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