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EMPIRISME

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2.  Croyance et connaissance

Dans l'introduction de Human Knowkledge (1948), Russell écrivait : « Toujours depuis Kant, et il serait plus juste de dire depuis Berkeley, a existé parmi les philosophes une tendance que je considère comme illusoire, la tendance à admettre que la description du monde est influencée outre mesure par des considérations dérivées de la nature de la connaissance humaine » (p. xi). Russell et Quine ont dénoncé à maintes reprises le sens vague du mot « connaissance ». Le verbe « connaître » est un verbe de performance indiquant un résultat acquis à des degrés divers ; on connaît plus ou moins, de même que l'on est plus ou moins chauve ou plus ou moins gros : « Je pense que, dans une perspective scientifique ou philosophique, le mieux que nous puissions faire, dit Quine, est d'abandonner la notion de connaissance comme une mauvaise affaire et de la remplacer par ses ingrédients distincts [...]. Ce n'est pas là du scepticisme. Les sceptiques acceptent le concept de connaissance et dénient ses applications. Ce que nous concluons plutôt, c'est que le terme ne satisfait pas aux standards scientifiques ou philosophiques de cohérence et de précision » (Quiddities, 1987, p. 109).

Il n'en est pas de même du mot « croyance ». Quelle que soit sa complexité psychologique, la croyance a du moins une propriété remarquable : c'est qu'elle peut être vraie ou fausse. L'opposition du vrai et du faux n'est plus une opposition graduelle (comme le mieux ou moins bien connu), mais une opposition contradictoire qui ne dépend pas de ce que nous savons mais de ce qui existe ou n'existe pas. C'est l'examen de nos croyances qui pose le problème général de la connaissance. La croyance a une double caractéristique : elle est une anticipation de l'action et elle s'exprime en phrases déclaratives qui pourront être vraies ou fausses. L'expérience ne peut nous instruire qu'à partir des questions que nous posons sur « ce à quoi on peut s'attendre ». L'habitude et la croyance nous po […]

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AYER ALFRED JULES (1910-1989)

Écrit par :  Francis JACQUES

… J. Ayer fut tout d'abord, dans les pays anglo-saxons, le meilleur artisan de cette forme extrême d'*empirisme qu'est le positivisme logique. Son premier livre (1936), programmatique et d'emblée classique, en offre un vigoureux exposé, avec un rare mélange de lucidité et d'ardeur. Comme son œuvre est d'un seul tenant, l'orchestration des idées sera… Lire la suite
BACON chancelier FRANCIS (1560 ou 1561-1626)

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… imitation de la rhétorique cicéronienne. La philosophie de Bacon est un réalisme expérimentaliste : *les choses de la nature sont, et elles sont définies par le fait qu'elles sont elles-mêmes, mais elles ne sont pas connues directement, au contraire. L'esprit humain est un miroir inégal et infidèle ; sa relation à la nature est de l'ordre de la… Lire la suite
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BRADLEY FRANCIS HERBERT (1846-1924)

Écrit par :  Jean WAHL

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CAUSALITÉ

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Dans le chapitre "Critiques de l'idée de cause"  : …  mais ne se prononce pas sur la vérité ultime de ses hypothèses, sur leur conformité au réel en soi. *Au xxe siècle, sous l'influence notamment du Cercle de Vienne, tout un courant d'empirisme logique a développé des thèses de ce genre, qui insistent sur la cohérence syntaxique des théories scientifiques, sur les règles de… Lire la suite
COMTE AUGUSTE (1798-1857)

Écrit par :  Bernard GUILLEMAIN

Dans le chapitre "De la science à la philosophie"  : …  ibid.). Deux obstacles entravent le développement de la science positive : le mysticisme et l'*empirisme (Discours sur l'esprit positif, p. 16 ; Système de politique positive, t. III, p. 25). La condamnation de l'empirisme marque une rupture avec Bacon. La science n'est pas une collection de faits. Sans doute elle comporte l'… Lire la suite
CONNAISSANCE

Écrit par :  Michaël FOESSELYves GINGRASJean LADRIÈRE

… égards reposer le débat dans les mêmes termes qu'initialement, en particulier dans le débat opposant* l'empirisme de John Locke et l'innéisme de G. W. Leibniz. Pour Locke, l'esprit est d'abord une table rase, et les objets matériels causent en lui la présence de sensations qu'il compose en idées, qui doivent être vérifiées empiriquement pour accéder… Lire la suite
DESCRIPTION ET EXPLICATION

Écrit par :  Jean LARGEAULT

Dans le chapitre "Expliquer et déduire"  : …  ainsi de suite jusqu'à une première loi qui ne peut être expliquée. » Cette conception logique des* empiristes, qui met dans la déduction le caractère de nécessité que possède en droit l'explication scientifique, est insuffisante : expliquer n'est pas déduire. On le voit en mathématiques, où une démonstration ne révèle pas forcément la cause, c'… Lire la suite
ÉPISTÉMOLOGIE

Écrit par :  Gilles Gaston GRANGER

Dans le chapitre "L'épistémologie « post-russellienne »"  : …  rendre manifeste par un symbolisme adéquat ? Russell a exposé les formes successives qu'a revêtu son* empirisme : ses conceptions de la nature du « donné élémentaire » ont évolué. Sa foi dans la réductibilité complète des formes de la connaissance à la logique s'est atténuée, son intérêt pour le problème épistémologique lui-même a pu être éclipsé… Lire la suite
ESSAI SUR L'ENTENDEMENT HUMAIN, livre de John Locke

Écrit par :  François TRÉMOLIÈRES

JohnLocke *L'Essai sur l'entendement humain (An Essay Concerning Human Understanding) de John Locke (1632-1704), paru en 1690 (la même année que ses Deux Traités sur le gouvernement civil et la seconde Lettre sur la tolérance), marque sans nul doute une ruptureLire la suite
EXPÉRIENCE

Écrit par :  Pascal ENGEL

Dans le chapitre "Le défi empiriste"  : …  *L'empirisme a ceci de commun avec la conception « cartésienne » de l'esprit qu'il conçoit les expériences comme des épisodes mentaux conscients (des « idées »), qui nous représentent le monde d'une certaine façon. Comme le cartésianisme, il est une tentative pour fonder la connaissance. Mais, sous ses formes classiques, il s'en distingue à la fois… Lire la suite
HERBART JOHANN FRIEDRICH (1776-1841)

Écrit par :  Louise LAMBRICHS

… *Les débuts de la psychologie scientifique, généralement attribués à Wundt (1879), remontent en fait aux années 1824-1825. Ces dates sont celles de la publication de l'œuvre principale de Herbart, intitulée Psychologie als Wissenschaft neugegründet auf Erfahrung, Metaphysik und Mathematik (La Psychologie comme science fondée sur l'Lire la suite
HUME DAVID (1711-1776)

Écrit par :  Ferdinand ALQUIÉ

Dans le chapitre "La méthode de Hume"  : …  expérience l'unique source de notre savoir : en ce sens, il est le représentant le plus illustre de *l'empirisme philosophique. Comme Newton, il tient la science pour inductive, et borne ses prétentions à la découverte de lois, c'est-à-dire de relations constantes dont nous échappe la raison. Et la méthode de Hume se veut newtonienne : le TraitéLire la suite
IDÉALISME

Écrit par :  Jean LARGEAULT

Dans le chapitre "Berkeley"  : …  des idéalistes du xixe siècle (Auguste Comte, Charles Renouvier, Ernst Mach). *Les empiristes classiques ont achevé ce que Malebranche a commencé ; ils ont fait le gros du travail, Berkeley en dissolvant la substance matérielle comme substance formant le substrat des qualités, Hume en dissolvant la substance pensante qui était… Lire la suite
IMMÉDIAT

Écrit par :  Dominique LECOURT

Dans le chapitre "Le sensualisme"  : …  quoique inversés. Il en est ainsi du sensualisme par rapport à l'innéisme cartésien. Pour un *empiriste, en effet, tout le procès de la connaissance réside dans l'opération dénommée « abstraction ». Connaître, c'est abstraire de l'objet réel son essence ; l'abstraction est conçue comme une extraction. Cette extraction n'est autre que… Lire la suite
INDUCTION, philosophie

Écrit par :  Bertrand SAINT-SERNIN

Dans le chapitre "L'induction dans les sciences"  : …  par la suite que ces conceptions n'étaient pas contradictoires, mais complémentaires. Dans les* sciences empiriques, on ne peut estimer que les hypothèses concevables ont toutes été envisagées et que des expériences cruciales sans aucune équivoque permettent de trancher entre elles, la confirmation de l'hypothèse retenue résultant alors moins… Lire la suite
JAMES WILLIAM (1842-1910)

Écrit par :  Louise LAMBRICHS

… *Psychologue nord-américain, philosophe, leader du mouvement connu sous le nom de pragmatisme, William James était le fils d'Henry James, le disciple de Swedenborg, et le frère aîné d'Henry James, romancier célèbre, renommé pour la finesse de ses analyses psychologiques et de son style. Les aïeux de James étaient des émigrants irlandais enrichis.… Lire la suite
LOCKE JOHN (1632-1704)

Écrit par :  Geneviève BRYKMAN

Dans le chapitre "Critique de l'innéisme"  : …  une priorité dans le temps est absurde, car il faut parler avant que d'user de la raison ; fidèle à *l'empirisme le plus strict, Locke souligne que c'est d'abord l'expérience concrète et particulière qui montre qu'un objet blanc n'est pas noir. Accordera-t-on, alors, à ces principes une priorité logique ? Si le principe d'identité semble tellement… Lire la suite
LOI, épistémologie

Écrit par :  Pierre JACOB

Dans le chapitre "Les lois sont-elles des vérités nécessaires connaissables a priori ? "  : …  Les buts de la demande scientifique) suivant : comment concilier le fait causal – souligné par* les empiristes – que pour acquérir des connaissances « nomologiques » les humains doivent interagir avec l'environnement avec le fait que les lois décrivent non seulement des phénomènes observés mais dévoilent ce qui se produirait dans des… Lire la suite
MÉTAPHYSIQUE

Écrit par :  Ferdinand ALQUIÉ

Dans le chapitre "L'empirisme"  : …  nous donner l'intuition de l'être, mais pour le moyen d'organiser nos expériences et nos pensées. *Pourtant, le xviiie siècle n'abandonne pas toute philosophie, au sens traditionnel de ce mot. Mais sa philosophie est empiriste et critique, elle dérive de Locke et de Condillac. Aussi son histoire est-elle marquée par la… Lire la suite
MÉTHODE

Écrit par :  Jean LARGEAULT

Dans le chapitre "L'hypothèse, l'induction et l'analogie"  : …  Une tradition *empiriste, qui remonte à Bacon, donne l'hypothèse pour un produit d'observations répétées. On trouverait la loi en généralisant à partir de faits. Plutôt que comme une opération logique, mieux vaudrait regarder l'induction comme un acte d'invention : l'esprit s'arrête sur une des propriétés que l'expérience lui a suggérées et… Lire la suite
MODALITÉS, logique

Écrit par :  Pascal ENGEL

Dans le chapitre "Le statut philosophique des concepts modaux"  : …  d'exprimer dans le discours les propriétés et les relations modales des êtres. Par opposition, l'*empirisme philosophique est par excellence un conceptualisme modal, parce qu'il nie la réalité du possible et du nécessaire, qui ne sont que des concepts de notre esprit, ou des manières dont nous affirmons les choses dans le langage (dans ce dernier… Lire la suite
LE MOT ET LA CHOSE, livre de Willard van Orman Quine

Écrit par :  Jean-Pierre COMETTI

Willard van OrmanQuine *Le Mot et la chose n'est pas seulement le plus connu des livres que Willard van Orman Quine (1908-2000) a publiés ; il est aussi celui qui aura engagé la philosophie issue du cercle de Vienne, après son implantation aux États-Unis, dans les voies nouvelles dont laLire la suite
NÉO-POSITIVISME ou POSITIVISME LOGIQUE

Écrit par :  Gilles Gaston GRANGER

Dans le chapitre "L'empirisme"  : …  L*'expérience, en tant qu'elle se résout en sensations, telle est en effet, pour les néo-positivistes, la source unique du contenu de nos connaissances. Il n'y a pas de jugements synthétiques a priori ; toute proposition valide a priori est analytique, c'est-à-dire que sa vérité ne dépend que des propriétés du langage. Il est vrai qu'un philosophe… Lire la suite
NOMINALISME

Écrit par :  Paul VIGNAUX

Dans le chapitre "Nominalismes modernes et contemporains"  : …  disparaît, le donné auquel se réfère le signe conceptuel ne sera plus le même ; ainsi, dans l'*empirisme des Temps modernes. Les conditions dans lesquelles cet empirisme peut être envisagé comme nominaliste ne se précisent qu'en tenant compte de la mutation intellectuelle opérée dans la révolution scientifique des xvie-Lire la suite
OBJET

Écrit par :  Gilles Gaston GRANGER

Dans le chapitre "Les objets des sciences de la nature"  : …  de la perception et de la science est en effet la thèse généralement adoptée par les philosophes* empiristes, thèse dont a hérité le criticisme de Kant, qui, on ne l'oubliera pas, a parlé de l'expérience comme du « maître qui s'offre véritablement à nous ». Pour ce dernier, les cadres et les principes qui structurent le donné des impressions… Lire la suite
PHÉNOMÈNE

Écrit par :  Jean-Paul DUMONT

Dans le chapitre "Le relativisme"  : …  Après l'Académie et le Lycée, les stoïciens, qui pour leur part reviendront à un strict *empirisme, et par conséquent refuseront l'existence d'intelligibles, devront s'efforcer de justifier que l'imagination est à même, dans la plupart des cas, d'imaginer correctement ou d'appréhender la cause de la représentation phénoménale pour procurer une « … Lire la suite
PHILOSOPHIE

Écrit par :  Jacques BILLARDJean LEFRANCJean-Jacques WUNENBURGER

Dans le chapitre "Réduction linguistique"  : …  une logique formelle, mais il constitue une ontologie, à l'instar de la Logique de Hegel. *Mais c'est précisément ce projet de systématisation que la tradition empiriste a toujours dénoncé comme l'entraînement d'un verbalisme. Condillac, précurseur au xviiie siècle de la philosophie contemporaine du langage, auteur d'un… Lire la suite
POSITIVISME JURIDIQUE

Écrit par :  Michel TROPER

Dans le chapitre "Une approche du droit"  : …  est une certaine approche du droit selon laquelle le droit n'est pas lui-même une science, mais* peut être l'objet d'une science qui se donne pour tâche de le connaître et de le décrire. Le positivisme juridique est alors une tentative pour construire une telle science. Certains positivistes soutiennent que cette science est spécifique parce… Lire la suite
RATIONALISME

Écrit par :  Gilles Gaston GRANGER

Dans le chapitre "La raison et la connaissance"  : …  de données préparées, et ne se confond point avec l'impression immédiate des sens. Un *empiriste rationnel se rend au témoignage des sens, mais à un témoignage contrôlé, transmis, sinon transposé, par une instrumentation intelligible. Il accepte qu'un considérable appareil, à la fois matériel et conceptuel, s'interpose entre la… Lire la suite
RÉALITÉ CONCEPT DE

Écrit par :  Jean HAMBURGER

…  que la réalité n'est qu'illusion, que rien n'existe sinon la pensée, que tout est subjectif ; *de l'autre, des empiristes qui rient de ces philosophies stériles et jugent non seulement que le monde existe, extérieur à nous, mais qu'il convient de porter sur lui le regard le plus objectif qui soit, en tordant le cou à toute subjectivité. Entre… Lire la suite
REICHENBACH HANS (1891-1953)

Écrit par :  Alexis BIENVENU

…  a priori kantiens se voit ainsi ramenée au rang d'une simple classe d'énoncés logiques. *Enfin, puisque les énoncés a priori ne fournissent aucune information sur l'expérience, tous les énoncés informatifs ne peuvent être que a posteriori, ou empiriques. C'est là le réquisit fondamental de l'empirisme. L'autre partie des prétendus énoncés… Lire la suite
SCEPTICISME

Écrit par :  Jean-Paul DUMONT

Dans le chapitre "Le phénoménisme grec"  : …  telle est la dernière solution envisagée par Platon. Mais, dans le premier cas, qui est celui de l'*empirisme strict, les phénomènes constituent le seul critère auquel on puisse légitimement se tenir. Par conséquent, il ne reste plus qu'une chose à faire : prendre la sensation pour guide – c'est ce que font les cyrénaïques – ou prendre la vie pour… Lire la suite
SCIENCES - Sciences et discours rationnel

Écrit par :  Jean LADRIÈRE

Dans le chapitre "Le type empirico-formel"  : …  C'est à ce niveau que se posent les problèmes les plus difficiles. Selon le point de vue *empiriste strict, qui caractérisait le néo-positivisme du début, les seuls contenus de connaissance que nous puissions acquérir nous sont donnés par les impressions sensibles. Seuls, par conséquent, les termes observationnels (correspondant à un… Lire la suite
SCIENCES - Science et philosophie

Écrit par :  Alain BOUTOT

Dans le chapitre "L'empiriocriticisme"  : …  Mach. Il se réclame moins d'Auguste Comte, qui a eu assez peu d'influence outre-Rhin, que de l'*empirisme anglais. Il se caractérise par une opposition déclarée à Kant et aux néo-kantiens, qui dissolvent les faits dans la pensée, et par la volonté de s'en tenir aux données de l'expérience. Il peut être considéré comme une tentative pour… Lire la suite
SENSUALISME

Écrit par :  Hubert FAES

…  combinées et transformées de diverses manières. Cette thèse ne semble pas différente de celle de *l'empirisme. Le premier ouvrage de Condillac : Essai sur l'origine des connaissances humaines (1740), reprend des idées de Locke. Mais tant Locke que Hume maintiennent une certaine différence entre fonctions sensibles et fonctions… Lire la suite
SIGNE ET SENS

Écrit par :  Paul RICŒUR

Dans le chapitre "Le XVIIe siècle et l'empirisme des Modernes"  : …  et même par le conceptualisme médiéval. La position nominaliste réapparaît avec la critique *empiriste des idées cartésiennes et leibniziennes ; par « idée » Hume entend les impressions sensibles dont les images sont des expressions affaiblies. Du même coup, un écart se creuse qu'il faut combler entre, d'une part, ces impressions et ces… Lire la suite
STRUCTURALISME

Écrit par :  Jean-Louis CHISSMichel IZARDChristian PUECH

Dans le chapitre "Un nouvel empirisme ?"  : …  dans la pensée de Sartre des années 1950, et retravaillée par Althusser, en partie contre Sartre –, *c'est l'empirisme – sa valeur et son statut philosophique – qui est à la fois redécouvert et mis en cause. De ce point de vue, les concepts d'apparence oxymorique de l'épistémologie de Bachelard (le matérialisme rationnel, le rationalisme appliqué,… Lire la suite
TEMPS

Écrit par :  Hervé BARREAUOlivier COSTA DE BEAUREGARD

Dans le chapitre "Genèse de la notion du temps"  : …  l'emprise des notions sur les choses ; d'un autre côté, elle proposait, avec les essais d'un *empirisme subtil, une nouvelle base aux conquêtes plus récentes de la science. Or ce qui oblitère les ingénieuses constructions de l'idéalisme, c'est qu'elles ne proposent, en définitive, rien de plus que ce que la tradition philosophique offrait… Lire la suite

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