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VERHAEREN ÉMILE (1855-1916)

La Belgique ne tarda pas à reconnaître en Verhaeren son plus grand poète lyrique, suivie de l'Europe, par le canal du Mercure de France. On a dit de lui qu'il était un « grand Barbare doux », et le mot est aussi joli que juste. On l'a appelé aussi « le Victor Hugo du Nord », et c'est déjà beaucoup moins acceptable. Le rattacher à un autre poète ou même à une école (il a traversé le symbolisme comme un bateau traverse un chenal) serait injuste et absurde. En 1907 déjà, Bazalgette, qui fut le premier à écrire sur lui, disait : « Verhaeren ne procède de personne. » Et c'est vrai, il est seul, comme le vent, comme la mer, comme l'arbre, comme ces forces de la nature auxquelles il a pour toujours donné une voix. Il a une vue juste et profondément fraternelle des êtres et des choses, et en même temps comme agrandie, infiniment, par les effets harmoniques de ses adverbes sauvages.

Émile Verhaeren est né à Saint-Amand, sur les bords de l'Escaut. C'est là que, jusqu'à l'âge de douze ans, « il joue avec le vent, cause avec le nuage », entre un père retiré des affaires (il était drapier à Bruxelles), une mère douce e […]

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Autres références

« VERHAEREN ÉMILE (1855-1916) » est également traité dans :

SYMBOLISME - Littérature

Auteur :  Pierre CITTI

Dans le chapitre "Les œuvres des symbolistes" : …  génération dominent les œuvres de Verlaine, Cros, Villiers et surtout Mallarmé. Pour la deuxième, *Émile Verhaeren s'impose (1855-1916). Son premier recueil (Les Flamandes, 1883) est accueilli, non sans méprise, comme naturaliste. Le second (Les Moines, 1886), comme « mystique » : ils constituent deux moments de l'imagination… Lire la suite

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Bibliographie

Œuvres de Verhaeren

Œuvres, 3 vol., Mercure de France, Paris, 1912-1933, reprod. fac-sim., Slatkine, Genève, 1977

Les Flamandes, Bruxelles, 1883

Les Moines, Paris, 1886

Les Soirs, Bruxelles, 1887

Les Débâcles, ibid., 1888

Les Flambeaux noirs, ibid., 1890

Les Apparus dans mes chemins, ibid., 1891

Les Campagnes hallucinées, ibid., 1893

Les Villages illusoires, ibid., 1894

Les Villes tentaculaires, ibid., 1895

Les Heures claires, ibid., 1896

Le Cloître, ibid., 1900

Philippe II, ibid., 1901

Les Forces tumultueuses, Paris, 1902

Les Heures d'après-midi, Bruxelles, 1905

La Multiple Splendeur, Paris, 1906

Toute la Flandre et La Guirlande des dunes, Bruxelles, 1907

Les Visages de la vie, Paris, 1908

Hélène de Sparte, Moscou, 1908

Les Rythmes souverains, Paris, 1910

Les Heures du soir, Leipzig, 1911

Les Blés mouvants, Paris, 1912

Les Ailes rouges de la guerre, ibid., 1916

Poèmes choisis, éd. des Artistes, Bruxelles, 1959

Poèmes chrétiens, Duculot, Gembloux, 1968.

Études

L. Bazalgette, Émile Verhaeren, Paris, 1907

G. Buisseret, L'Évolution idéologique d'Émile Verhaeren, Paris, 1910

L. Christophe, Émile Verhaeren, Bruxelles, 1955

A. Fontainas, Les Heures d'Émile Verhaeren, Paris, 1919

A. Fontaine, Verhaeren et son œuvre, Paris, 1929

R. Golstein, Émile Verhaeren, la vie et l'œuvre, l'évolution des idées, Bruxelles, 1924

F. Hellens, Émile Verhaeren, Paris, 1952

A. Mabille de Poncheville, Promenades avec Verhaeren, Paris, 1930

Vie de Verhaeren, Paris, 1953

C. Maingon, Émile Verhaeren critique d'art, Nizet, Paris, 1984

J. de Smet, Émile Verhaeren, Malines, 1920

« Verhaeren », no spéc. 38 de la Revue nationale, Bruxelles, 1966

S. Zweig, Émile Verhaeren, Paris, 1910.

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