Encyclopædia Universalis, le portail de la connaissance
Accueil - Boutique - Contact - Assistance
Zone de recherche

Altas Auteurs Recherche thématique Dictionnaire

COMBES ÉMILE (1835-1921)

Les élections de 1902 sont un triomphe du parti radical ; vers la droite, un nombre croissant de petits-bourgeois grossissent les rangs des républicains modérés mais anticléricaux. Waldeck-Rousseau, président du Conseil démissionnaire en juin 1902, désigne au président Loubet son successeur, Combes, le radical anticlérical, président de la commission chargée de rapporter la loi sur les associations au Sénat. Combes a soixante-six ans. Ancien séminariste, devenu professeur de philosophie, il avait fait carrière comme médecin. Homme politique, il avait gravi tous les échelons, de conseiller municipal à sénateur, avant d'être ministre de l'Instruction publique et des Cultes dans le cabinet Bourgeois en 1895. Le parti radical est au pouvoir. La majorité du bloc républicain s'exprime par le cabinet responsable devant la Chambre, mais aussi par ses représentants à travers une délégation des gauches, sorte de gouvernement parallèle dont le socialiste Jaurès est l'élément moteur. Combes va alors manifester une remarquable activité et un non moins remarquable sens de l'efficacité. Ce farouche anticlérical voulait dépasser la morale laïque pour atteindre à une loi spirituelle à la manière de Michelet. La loi de contrôle de 1901, sur les associations, devient, entre ses mains, une loi d'exclusion. Toute interprétation favorable de la loi est bannie. Toutes les congrégations non autorisées sont dissoutes par un vote « bloqué » sans examen préalable. Puis Combes s'attaque à l'enseignement et aux congréganistes autorisés à titre individuel. Tout enseignement est interdit à tout membre d'une congrégation, même autorisée. En juillet 1904, plus de deux mille écoles sont fermées. À la fin de 1921, un conflit s'élève avec le Saint-Siège, suite de querelles où l'on voit tour à tour le président du Conseil nommer des évêques auxquels le pape refuse l'investiture canonique, tandis qu'il en convoque d'autres auxquels Combes interdit d'obtempérer. Jaurès s'étant procuré une circulaire confidentiell […]

… pour nos abonnés, l'article se prolonge sur 1 page… Offre essai 7 jours

Thématique

Classification thématique de cet article :

Retour en haut

Autres références

« COMBES ÉMILE (1835-1921) » est également traité dans :

DREYFUS (AFFAIRE)

Écrit par :  Vincent DUCLERT

Dans le chapitre "La troisième affaire Dreyfus (1900-1906)"  : …  République. Sur la base d'une enquête accablante dans les archives de l'état-major, le gouvernement* d'Émile Combes décida de saisir une seconde fois la Cour de cassation. Les magistrats conduisirent une instruction méthodique et systématique qui prit en compte l'ensemble des dossiers et des procédures. Le 12 juillet 1906, au terme des débats en… Lire la suite
GAUCHES BLOC DES (1899-1906)

Écrit par :  Henri LERNER

… *Le terme de Bloc des gauches désigne la coalition des modérés, des radicaux et des socialistes qui gouverne la France de juin 1899 à janvier 1906 sous le signe de l'anticléricalisme. L'arrivée au pouvoir de cette formation politique ne doit rien aux élections de 1898 favorables à la droite, mais est le contrecoup de l'affaire Dreyfus à la suite du… Lire la suite
LAÏCITÉ

Écrit par :  Jean BAUBÉROTÉmile POULAT

Dans le chapitre "La construction de la laïcité française"  : …  vive contre les congrégations religieuses enseignantes et la fermeture de leurs établissements par *Émile Combes, président du Conseil. Cette tension se double d'un conflit entre la France et le Saint Siège. Cependant, le projet (très combatif) de séparation des Églises et de l'État rédigé par Combes n'aboutit pas. La loi de séparation, adoptée le… Lire la suite
TROISIÈME RÉPUBLIQUE

Écrit par :  Louis GIRARD

Dans le chapitre "La révolution dreyfusienne (1898-1905)"  : …  les tendances. Seule la défense républicaine l'avait mis à l'unisson de sa majorité. Son successeur *Émile Combes, militant provincial parvenu à l'ancienneté, était un anticlérical prononcé. Dirigé par la délégation des gauches, le Bloc gouverna dans un esprit partisan. Les demandes d'autorisation des congrégations furent presque toutes repoussées,… Lire la suite

Retour en haut

Voir aussi

Retour en haut

Accueil - Contact - À propos
Consulter les articles d'Encyclopædia Universalis : 0-9 A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z
Consulter les articles d'Encyclopædia Britannica.
© 2011, Encyclopædia Universalis France S.A. Tous droits de propriété industrielle et intellectuelle réservés.

chargement du média