3. Un homme courageux
Promu colonel, Emil Zatopek sillonne le monde, non plus comme athlète, mais comme conférencier ou entraîneur. Il a tout à perdre en participant au Printemps de Prague en 1968. Pourtant, il n'hésite pas à s'engager personnellement au côté des combattants de la liberté. Il perd alors tous ses privilèges et se voit contraint à des travaux forcés qui rendent indignes ceux qui voulurent le déshonorer. Rétabli dans ses droits après la chute du communisme, Zatopek ne cessera jamais de prêcher la bonne parole en faveur de la paix. À ce double titre, il mérite bien de figurer au cœur de la légende du xxe siècle : il fut en effet, pour reprendre la belle formule d'Antoine Blondin, « l'un de ceux qui ont su reculer les murs de notre prison ».
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