Accueil - Boutique - Contact - Assistance
Zone de recherche

Altas Auteurs Recherche thématique Dictionnaire
 

ÉMERAUDE

Page précédente Page suivante

5.   Les imitations et les émeraudes synthétiques

En raison de sa valeur, l'émeraude fait l'objet de nombreuses imitations réalisées avec des matériaux divers, à commencer par le verre. En général, ce sont des doublets dont la couronne est taillée dans un minéral clair – cristal de roche, béryl incolore ou émeraude claire de moindre qualité – et la culasse faite d'une pâte vert émeraude ou d'un verre. D'autres doublets sont constitués de deux lames de cristal de roche collées par un ciment vert, la lame de quartz inférieure pouvant présenter des givres afin d'imiter le jardin de l'émeraude. Il existe aussi des doublets aigue-marine claire – ciment vert – tourmaline givreuse, que les marchands colombiens proposent aux touristes sous l'appellation d'« émeraudes semi-précieuses ». Tous ces types de doublets sont parfois difficiles à reconnaître, surtout s'ils sont déjà montés et sertis.

Les premières émeraudes synthétiques furent produites en 1848, par le Français Jacques Joseph Ebelmen alors directeur de la Manufacture de Sèvres, en utilisant le procédé de dissolution anhydre : cristallisation à la pression normale d'une solution de silicates dissous par attaque basique et saturée par les éléments nécessaires à la constitution des émeraudes. Les cristaux obtenus par Ebelmen étaient petits ; l'amélioration du procédé au début du xxe siècle permit la synthèse de pierres de taille centimétrique, mais il fallut attendre le début des années 1950 pour que l'émeraude synthétique connaisse un réel essor industriel, grâce aux travaux de Caroll chathman, qui améliora la méthode d'Ebelmen à partir d'un sel alcalin fondu à sec. Au début des années 1960, la société leichleitner réussit à fabriquer des émeraudes par le procédé de cristallisation par dissolution hydrothermale, déjà utilisé pour le quartz et le rubis. Cette méthode consiste à enrober un noyau d'aigue-marine ou de béryl synthétique d'une solution hydrothermale, enrichie des éléments adéquats, qui cristallise l'émeraude.

Aujourd'hui, les émeraudes synthétiques sont issues de ces deux techniques, la fabrication par dissolution anhydre étant la plus utilisée. Elles trouvent une destination commerciale vers la joaillerie car elles présentent des défauts, un « jardin », comme les pierres naturelles ; elles se distinguent en cela des rubis et des saphirs synthétiques, dont la pureté les trahit et les destine plutôt à des usages industriels. Les émeraudes synthétiques se distinguent toutefois des pierres naturelles par une densité légèrement plus faible (de 2,65 à 2,71) et des indices de réfraction moindres.

 […]

… pour nos abonnés, l'article se prolonge sur 5 pages…Offre essai 7 jours

Thématique

Classification thématique de cet article :

Retour en haut

Autres références

« ÉMERAUDE » est également traité dans :

BÉRYL

Écrit par :  Yves GAUTIER

…  valeur qui doit sa couleur bleue à la substitution d'une partie de l'aluminium par du fer, et *l'émeraude (cf. émeraude), dont la couleur est due à la présence de chrome et de vanadium. D'autres béryls transparents sont utilisés en joaillerie : l'héliodore, de couleur jaune due à un oxyde d'uranium, le béryl rouge, dont la couleur… Lire la suite
BÉRYLLIUM

Écrit par :  Jean-Paul CARRONRobert GADEAUJean PERROTEY

Dans le chapitre "Les béryls gemmes"  : …  mais surtout du Brésil et de Madagascar, qui fournit des pierres d'un bleu plus soutenu. L'*émeraude, également connue depuis l'Antiquité, atteint, suivant sa coloration et sa pureté, des prix très variables : les plus beaux échantillons ne le cèdent sur ce point qu'au diamant ou au rubis. On en connaît trois sources principales :… Lire la suite
CHRYSOBÉRYL

Écrit par :  Yves GAUTIER

…  en roues pseudohexagonales atteignant huit centimètres de diamètre, associés à la phénacite et à *l'émeraude. De fait, l'alexandrite est un minéral indicateur de la présence d'émeraude : à l'état primaire, ces deux minéraux se rencontrent dans les zones de contact d'intrusions granitiques (pegmatites) dans des schistes et contiennent du chrome,… Lire la suite
COULEUR DES MINÉRAUX

Écrit par :  André JULG

Dans le chapitre "Quelques exemples"  : …  3+, se substituant aux atomes d'aluminium, lui donnent une couleur d'un beau vert : c'est *l'émeraude. Avec des ions Fe3+ en ces mêmes sites, on a l'aigue-marine, qui est bleue. Le remplacement d'atomes de béryllium par du fer donne au cristal une couleur jaune-or, c'est l'héliodore. Avec du scandium, la couleur est bleu-gris (… Lire la suite
GEMMES

Écrit par :  Jean-Paul POIROTHenri-Jean SCHUBNEL

Dans le chapitre "Émeraude"  : …  *L'émeraude est une variété de béryl vert foncé (silicate d'aluminium et de bérylium ; H = 7,5 ; cassure conchoïdale). Les belles pierres sont celles qui possèdent une grande transparence et une intense couleur verte. Les pierres limpides d'une certaine grosseur sont rares et atteignent des prix très élevés. L'émeraude cristallise lors de venues ou… Lire la suite

Retour en haut

Médias

Médias de cet article dans l'Encyclopædia Universalis :

Structure de l'émeraude Type brésilien : formation des émeraudes Type colombien : formation des émeraudes

Retour en haut

Voir aussi

Retour en haut

Accueil - Contact - À propos
Consulter les articles d'Encyclopædia Universalis : 0-9 A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z
Consulter les articles d'Encyclopædia Britannica.
© 2012, Encyclopædia Universalis France S.A. Tous droits de propriété industrielle et intellectuelle réservés.

chargement du média