6. La fin du règne
La reine vieillissante et plus que jamais inflexible fait front à la fois à l'éveil des puritains, l'indocilité du Parlement, l'Espagne, l'Irlande. Elle continue à berner ses royaux soupirants (le futur Henri III de France, puis son frère le duc d'Alençon), refuse obstinément d'aliéner sa liberté en se mariant, multiplie pourtant toquades et passades. Le séduisant et ambitieux comte d'Essex complote, la trahit, doit être exécuté (1601). Essex, son seul amour peut-être, Burghley, son fidèle ministre, ont disparu, la laissant solitaire, amère, harassée. Le 24 mars 1603, Élisabeth meurt à Richmond, ayant peut-être désigné in extremis, comme héritier, le roi protestant d'Écosse, Jacques VI, fils de Marie Stuart. Avec « Queen Bess » s'éteignent une race léonine et une époque étincelante de passions et de rêves, d'énergies réalistes, d'intuition et d'intelligence, et par-dessus tout de courage physique et moral.
[…]… pour nos abonnés, l'article se prolonge sur 9 pages…



