Né en 1928 à Sighet, en Transylvanie (Roumanie), Élie Wiesel est déporté dans les camps de Birkenau, Auschwitz, Monovitz, Buchenwald pendant la Seconde Guerre mondiale. Sa mère, sa sœur, son père, ses amis compteront parmi les six millions de Juifs assassinés par les nazis. À la fin de la guerre, Élie Wiesel fait partie des quatre cents adolescents qui refusent de rentrer chez eux, en Europe centrale, et que l'Œuvre de secours aux enfants prend en charge. Il arrive en 1945 à Paris, où il fait ses études. Après avoir collaboré à divers journaux israéliens, français, américains, il part vivre aux États-Unis (il deviendra citoyen américain) où il devient titulaire d'une chaire en sciences humaines à l'université de Boston. En 1986, le prix Nobel de la paix lui est décerné. Près d'une trentaine de livres — romans, essais, pièces de théâtre — composent son œuvre, tout entière écrite dans le souvenir d'Auschwitz ; œuvre de témoin, œuvre d'un homme qui refuse d'oublier et se bat contre les violences instituées en Justice, en Loi, en Pouvoir et qui, aujourd'hui encore, plus de quarante ans après ce triomphe du Mal que fut le génocide juif, ensanglantent le monde. « L'important, écrit Él […]
