7. Photoélasticité
Lorsque la forme de la pièce à étudier est trop compliquée pour que les calculs théoriques soient abordables, on utilise des méthodes de calcul numérique (calculs aux différences finies) ou des méthodes expérimentales telles que la mesure des déformations par jauges de contraintes ou encore la méthode photoélasticimétrique. Elle consiste à examiner les pièces soumises à des efforts mécaniques à l'aide d'une lumière polarisée qui fait apparaître des franges brillamment colorées, variables suivant la grandeur des efforts auxquels la pièce est soumise et que l'on étalonne en appliquant par exemple à l'éprouvette des efforts simples. On détermine ainsi également la différence des contraintes principales et leurs directions à l'aide de polaroscopes simples et leurs grandeurs à l'aide d'appareils plus compliqués. La photoélasticimétrie est aussi possible à trois dimensions ; dans ce cas, on utilise souvent des résines spéciales enduites à chaud sur les pièces à étudier et qu'on laisse refroidir sous charge. Celles-ci sont ensuite découpées puis examinées au polaroscope, et on en déduit les contraintes. La méthode photoélasticimétrique a permis d'aboutir à des résultats particulièrement importants dans l'étude des zones de concentration de contraintes au voisinage des ouvertures ou des angles rentrants des pièces ; dans ces zones, en effet, les contraintes sont particulièrement élevées.
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