Au cœur du pays des Indiens Totonaques, près de Papantla dans l'État de Veracruz, le centre d'El Tajín présente ses pyramides, ses palais en ruine et des terrassements souvent recouverts d'une végétation luxuriante. De nombreux monuments (plusieurs centaines apparemment) sont encore dissimulés dans la jungle environnante. Il s'agit là d'une des cités les plus importantes de cette zone orientale du Mexique qui a été, dès le Ier millénaire avant notre ère, le siège d'une civilisation évoluée, celle des Olmèques.
El Tajín semble avoir connu deux floraisons successives, l'une contemporaine de Teotihuacán, l'autre correspondant à l'époque toltèque. Les monuments dégagés sont répartis sur 960 hectares et relèvent de l'une ou l'autre de ces phases.
Le plus ancien d'entre eux est une pyramide à six corps, s'élevant de 25 mètres sur une base carrée de 35 mètres de côté ; les parois sont creusées de 364 niches qui ont donné son nom au monument. L'escalier, d'une seule volée, est bordé de larges balustrades décorées de volutes. Cette pyramide limite un des côtés d'une place triangulaire encadrée par deux autres édifices plus bas ; l'un d'eux est surmonté d'une stèle- […]
