Brahmane du Mahārāśtra (région de Bombay) appartenant à la lignée des « saints » (sant) qui donnèrent une grande impulsion à la religion de bhakti non seulement dans leur province, mais aussi dans tout l'ouest de l'Inde.
Le principal mérite d'Eknāth fut d'éditer le grand commentaire de la Bhagavad-Gītā intitulé Jñāneśhvarī, qui fut composé trois siècles auparavant par Jñāndèv et devint le livre de référence de la secte des « saints ». Eknāth lui-même ne composa que quelques cantiques et un commentaire du chant XI du Bhāgavata-Purāna. Désireux de répandre partout l'esprit de dévotion, il n'hésita pas à instruire des parias, avec lesquels il partageait même sa nourriture, s'excluant ainsi de sa propre caste. Diverses anecdotes du même genre, destinées à montrer jusqu'où peut aller l'amour du prochain chez un mystique, sont contées dans les récits, semi-légendaires, de sa vie. Son influence reste vivante en pays mahrātte, surtout dans la secte des vārkarīs, dévots de Vithobā.
