7. Le Nouvel Empire (1590-1085)
• Les Thoutmosides
Extension et organisation de l'Empire
L'histoire de la XVIIIe dynastie, durant deux siècles, n'est que celle d'une série de triomphes, aboutissant à l'apogée de la puissance et de la civilisation égyptiennes. Thoutmosis Ier, après plusieurs campagnes en Asie, franchit l'Euphrate, sans doute non loin de Karkémich (l'actuelle Djerablous) et dresse une stèle. La mort de Thoutmosis II et le règne d'une femme, Hatshepsout, sans interrompre tout à fait les exploits militaires, les laissent en sommeil. Mais la reine, reprenant une antique tradition, organise au pays d'Oponé une expédition fructueuse qui rapporte à Thèbes or, ivoire, bois précieux, plumes d'autruches, peaux et arbres à encens. À la mort de la reine, un infant royal, choisi depuis son enfance par le dieu Amon pour être roi, mais maintenu dans l'ombre par la despotique souveraine, sa tante, Thoutmosis III, efface le nom abhorré de celle-ci sur les monuments qu'elle avait construits, ou même les détruit et les remplace par les siens. Doué d'une volonté et d'une ténacité rares, il reprend les opérations militaires au Soudan et atteint la quatrième cataracte, en annexant pratiquement le pays. En Asie, au cours de dix-sept campagnes, il remporte une victoire à Meggido, et, le terrain libéré, remonte peu à peu vers le nord, occupe sur la côte Byblos et Simyra, pour se ravitailler par mer, et finalement franchit l'Euphrate et retrouve la stèle érigée par son aïeul, Thoutmosis Ier.
Il organise ces pays en protectorats, en laissant le pouvoir à ceux des habitants qui lui sont fidèles, et amène en Égypte les jeunes princes, qui gouverneront un jour, à la fois comme otages et pour les former aux mœurs et à l'administration égyptiennes. Ses successeurs Aménophis II et Thoutmosis […]
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