On désigne sous ce terme les Églises issues plus ou moins directement du refus des formulations du concile de Chalcédoine (451), qui définissaient l'unité de personne et la dualité des natures dans le Christ. Pour cette raison, on les nomme aussi non chalcédoniennes. Elles groupent aujourd'hui les Églises arménienne, copte, éthiopienne, syrienne-occidentale et malankare (de l'Inde du Sud). Ces Églises, qui se désignent elles-mêmes comme orthodoxes, comptent en tout quinze millions environ de fidèles.
L'Église copte et l'Église éthiopienne ont entretenu d'étroites relations depuis leurs origines jusqu'à nos jours. Il en est de même pour l'Église syrienne occidentale et l'Église malankare depuis que cette dernière, originellement nestorienne, s'est rattachée à la première à la fin du xviie siècle, après un passage au catholicisme. Mais la collaboration entre toutes ces Églises de même confession est récente : leur première rencontre officielle a eu lieu à Addis-Abeba en 1965, où elles se donnèrent des structures de travail communes. Elles sortirent ainsi de l'isolement qui les avait marquées du fait de leur caractère ethnique. Elles sont toutes devenues m […]
