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Écrit par : Jean Jacques KOURLIANDSKY
Le 12 octobre 1492, Christophe Colomb venait à peine de poser le pied sur une plage des Amériques qu'il y plantait une croix au nom des Rois catholiques. Le geste était symbolique. Il a marqué une hiérarchie de rapports entre souverains et autorités religieuses, un lien étroit entre politique et religion, qui se sont perpétués en Amérique latine… Lire la suiteÉcrit par : Louis de NAUROIS
On entend ici par Église toute communauté d'adeptes d'une même religion, sans exclure, comme on le fait parfois, les religions non chrétiennes, ou les religions dépourvues plus ou moins complètement de structure hiérarchisée, avec distinction des simples fidèles et des ministres du culte (comme il en est par exemple dans l'islam). Les adeptes… Lire la suiteÉcrit par : Michel EUDE, Alfred GROSSER
Dans le chapitre "La situation du clergé" : … *Par suite de la division en plusieurs confessions et de l'émiettement territorial, les clergés ne constituent pas, en Allemagne, un ordre aussi solidement organisé qu'en France. Les Églises protestantes sont établies sur la base des possessions des princes luthériens ou calvinistes. Le principe Cujus regio, ejus religio souffre peu d'… Lire la suiteÉcrit par : Alfred GROSSER, Henri MÉNUDIER
Dans le chapitre "Les Églises" : … qui tient tout d'abord à leur situation juridique. En France, depuis la séparation de l'*Église et de l'État, l'appartenance à une religion est une affaire purement personnelle. En particulier, elle n'est pas indiquée sur les documents de l'état civil. En Allemagne, où il n'y a pas eu séparation, il n'est guère de formulaire où cette mention ne… Lire la suiteÉcrit par : Jacques BRASSEUL
Dans le chapitre "L'Église" : … L'Amérique latine* est avant tout un continent catholique : elle porte près de la moitié des fidèles de l'Église de Rome, un tiers de ses évêques. La population est chrétienne à 90 p. 100, et les protestants, bien qu'en progression, n'en représentent que moins de 5 p. 100. Le Brésil est le premier pays catholique du monde avec 135 millions de… Lire la suiteÉcrit par : Bernard DUPUY
Dans le chapitre "Origines" : … La vie de l'*Église fut toujours liée, en Angleterre, à celle de la nation, de façon plus étroite que sur le continent. L'établissement du christianisme au viie siècle, sous l'impulsion de l'Italien Augustin et du Grec Théodore de Canterbury, fut accompagné d'un développement culturel et de l'installation de formes de… Lire la suiteÉcrit par : René RÉMOND
… moral), le gouvernement ; tantôt ils s'appuieront sur les gouvernants pour imposer leur religion. *Dans l'un et l'autre cas, le cléricalisme signifie la confusion des ordres, l'ingérence de la société ecclésiale dans la société séculière et la dépendance du politique à l'égard du religieux. C'est contre cette confusion que s'insurge précisément l'… Lire la suiteÉcrit par : Joël GREGOGNA
… *Voie tendant à la cassation ou à l'annulation d'une décision abusive d'une juridiction sortant du domaine de sa compétence, l'appel comme d'abus est un procédé de droit employé par la royauté dans sa lutte pour assurer la suprématie du pouvoir juridictionnel, à l'encontre des juridictions ecclésiastiques, au même titre que la saisie du temporel et… Lire la suiteÉcrit par : Michel MESLIN, Jeannine QUILLET
Dans le chapitre "L'augustinisme politique" : … le second ». Il le définit comme le mouvement progressif par lequel « la vieille idée romaine de l'*État a été absorbée par l'emprise croissante de l'idée chrétienne ». Autrement dit, l'influence des doctrines de la Cité de Dieu, notamment, a trouvé un champ de rayonnement privilégié dans l'élaboration des problèmes politiques qui, dès le… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Louis KLEIN
… *Déclaration de l'Église confessante d'Allemagne contre le nazisme et contre l'emprise qu'il voulait exercer sur le protestantisme allemand. L'arrivée au pouvoir de Hitler, en janvier 1933, déchira ce dernier. Le 25 avril 1933, une « Église évangélique de la nation allemande » est créée qui entend regrouper les « chrétiens allemands » partisans du… Lire la suiteÉcrit par : Guido PEETERS
Dans le chapitre "La Belgique unitaire" : … moins. Néanmoins, l'encyclique papale provoqua une crise de conscience chez nombre de catholiques. *De leur côté, certains libéraux rejetèrent l'unionisme, par crainte d'une influence excessive de l'Église catholique dans la vie du pays. En 1838, quand les évêques belges condamnèrent la franc-maçonnerie et interdirent aux catholiques d'y participer… Lire la suiteÉcrit par : Pierre DUPARC
… *Les propriétés de l'Église et des contre-révolutionnaires qui ont été saisies, nationalisées et vendues lors de la Révolution française forment les biens nationaux. La nature et l'importance de ces biens sont variables comme le sont les motifs de l'opération. En témoigne la série des lois et décrets qui régissent les biens nationaux. Une… Lire la suiteÉcrit par : Marie-Dominique CHENU
Dans le chapitre "L'homme" : … Et la conjoncture, et le tempérament, et sa carrière antérieure conduisaient Boniface à diriger l'*Église de manière plus politique qu'évangélique. Grand, robuste, l'air majestueux, avec de belles mains, longues et soignées, tel que le montre son effigie funéraire que sculpta Arnolfo di Cambio de son vivant, tel que le virent ceux qui ouvrirent sa… Lire la suiteÉcrit par : Jacques GERNET, Catherine MEUWESE
Dans le chapitre "Des cénacles au peuple" : … . Tout en patronnant la nouvelle religion et en prenant l'initiative d'actes pieux (ordinations de religieux et fondations de lieux de culte), l'État s'est efforcé en Chine d'exercer un contrôle sur l'*Église bouddhique. Aussi bien toute l'histoire du bouddhisme en Chine sera-t-elle dominée par le problème des relations entre l'Église et l'État… Lire la suiteÉcrit par : Michel BRUNET, Louis MASSICOTTE
Dans le chapitre "Au siècle de Louis XIV" : … 1664) à l'exclusion de toute autre Coutume provinciale, et eut un seul système de poids et mesures. *L'Église, en collaboration avec l'État et sous son autorité, participa à la formation de la société. De la fondation de Québec (1608) à l'institution du gouvernement royal (1663), les communautés religieuses et les fondations pieuses exercèrent une… Lire la suiteÉcrit par : Patrick VALDRINI
Dans le chapitre "Fondements et sources du droit canonique" : … de l'Église à la société, déséquilibré par la nécessité pour l'Église de garantir sa souveraineté. *Cette ecclésiologie est dite de la Societas perfecta où l'Église tend à protéger son organisation propre en définissant sa sphère d'autonomie face à l'État, dont, dans son ordre, elle est l'équivalent. L'expression est due aux canonistes… Lire la suiteÉcrit par : Paul BENOÎT
… *Sur un site occupé antérieurement, les Romains fondent, à un carrefour routier, la ville de Durovernum où l'on a découvert les vestiges d'un très vaste théâtre. Après la fin de l'occupation romaine et des invasions germaniques, elle prend le nom de Cantwarabyrig (le ville des hommes du Kent) et devient la capitale du royaume de Kent qui, à la fin… Lire la suiteÉcrit par : Roland MINNERATH
… pour la révision du concordat de 1929, conclue par la signature de l'Accord de révision de 1984. *Casaroli a surtout laissé sa marque dans la politique du Saint-Siège à l'égard des régimes communistes, surtout de l'Est européen, appelée quelquefois l'Ostpolitik du Vatican. Il en a été le patient artisan, utilisant son art consommé de la… Lire la suiteÉcrit par : Roland MARX
… *Fille de Ferdinand d'Aragon et d'Isabelle la Catholique, Catherine est fiancée en 1498 à Arthur, prince héritier d'Angleterre, qu'elle ne rencontrera que trois ans plus tard pour l'épouser. Veuve l'année même de son mariage, elle épouse Henri VIII, en 1509, grâce à une dispense pontificale. Reine d'Angleterre, elle ne réussit à donner à la dynastie… Lire la suiteÉcrit par : Jean DANIÉLOU, André DUVAL
Dans le chapitre " Vers la dislocation de la Chrétienté" : … *Dans le conflit qui l'oppose à Philippe le Bel, Boniface VIII (1294-1303) n'affirme avec tant de dogmatisme ses prérogatives de pontife romain que parce qu'il les pressent radicalement mises en question par la doctrine – déjà moderne – de l'État, dont se réclament le roi de France et ses légistes. L'équilibre des forces politiques et spirituelles… Lire la suiteÉcrit par : Paul THIBAUD
Dans le chapitre "Déclin..." : … la société française des valeurs individualistes de plaisir, de consommation et de libre choix. *Cette évolution, qui concerne l'ensemble de l'Occident, devait frapper le catholicisme français avec d'autant plus de force qu'un long processus, qui va de la Révolution française à la séparation de l'Église et de l'État, a privé l'Église de France… Lire la suiteÉcrit par : René RÉMOND
… tel ou tel pays, aucune ne s'est enfermée dans un cadre strictement national ; l'universalité de l'*Église catholique l'interdisait : partout où elle était présente, il était naturel que certains de ses fidèles fussent tentés par ces orientations ; d'autre part, l'analogie des problèmes posés à l'Église par une évolution parallèle à travers l'… Lire la suiteÉcrit par : Jean GOUILLARD, Michel MESLIN
*Césaropapisme : ce mot anachronique a été forgé dans la seconde moitié du xixe siècle, pour définir l'absorption par l'empereur (césar-), souverain temporel, des fonctions spirituelles dévolues au chef de l'Église chrétienne (-pape). Le problème des relations entre l'État romain et l'… Lire la suiteÉcrit par : Raimundo AVALOS, Olivier COMPAGNON, Roland PASKOFF, Sergio SPOERER, Universalis, Sébastien VELUT
Dans le chapitre "L'Église et l'État" : … Jusqu'aux années cinquante,* l'Église pensait qu'il était naturel qu'un catholique appartînt au Parti conservateur (confessionnel catholique) ; séparée de l'État à partir de la Constitution de 1925, elle continua à jouer un important rôle de contrôle social, particulièrement dans les campagnes. Cependant, depuis l'époque de la « question sociale »,… Lire la suiteÉcrit par : Christophe CHICLET
… attaque de front en 2000 le gouvernement socialiste de Costas Simitis qui entendait supprimer* la mention de la religion sur les cartes d'identité grecques, sur demande répétée tant du Parlement européen que de la Commission européenne contre le racisme et l'intolérance du Conseil de l'Europe. Pour l'Église grecque, la nation grecque se… Lire la suiteÉcrit par : Dominique SCHNAPPER
Dans le chapitre "La légitimité politique" : … la démocratie limitée de l'Antiquité, tous les hommes avaient vocation à accéder à la citoyenneté. *Cette nouvelle légitimité impliquait un principe de séparation du religieux et du pouvoir politique. À partir du moment où les hommes s'auto-constituaient en pouvoir légitime, les Églises se trouvaient éliminées en tant que source de pouvoir. L'idée… Lire la suiteÉcrit par : Bernard GUILLEMAIN
Dans le chapitre "Une notion au statut ambigu" : … la forme du délit ou du crime). Mais l'anticivisme peut exclure tout recours à l'incivisme actif.* Au xixe siècle, l'Église catholique n'a jamais cessé de condamner la société libérale qui ne demande pas seulement un certain civisme, mais, nous le verrons, fonde – et elle seule – le civisme en général : le Syllabus (… Lire la suiteÉcrit par : Armel MARIN
… *Les élections de 1902 sont un triomphe du parti radical ; vers la droite, un nombre croissant de petits-bourgeois grossissent les rangs des républicains modérés mais anticléricaux. Waldeck-Rousseau, président du Conseil démissionnaire en juin 1902, désigne au président Loubet son successeur, Combes, le radical anticlérical, président de la… Lire la suiteÉcrit par : Roland MINNERATH
Un concordat est un traité de droit international par lequel le Saint-Siège, d'une part, et un *État souverain, d'autre part, règlent l'ensemble des questions concernant les institutions et les activités de l'Église catholique sur un territoire donné. Les traités moins solennels qui n'envisagent que quelques aspects de la vie de l'Église,… Lire la suiteÉcrit par : René RÉMOND
Dans le chapitre "Origines" : … ne s'en firent pas sentir aussitôt : le jour où Rome cesse de persécuter les chrétiens marque aussi *le début de l'ère constantinienne qui se caractérise justement par la confusion entre Église et État. La religion se coule dans les cadres administratifs et l'empereur est, selon la formule du temps, l'« évêque du dehors ». Qui songe alors à… Lire la suiteÉcrit par : Jules GÉRARD-LIBOIS, Henri NICOLAÏ, Patrick QUANTIN, Benoît VERHAEGEN, Crawford YOUNG
Dans le chapitre "Rôle des missions chrétiennes" : … ». Les missions protestantes furent, pour la plupart, britanniques, américaines et scandinaves. *Un concordat de 1906 avec le Vatican fournit le cadre de la coopération de l'Église et de l'État, dans la tâche de l'évangélisation ; l'aide de l'État se manifestait sous la forme de subsides pour les écoles et l'entretien des missionnaires… Lire la suiteÉcrit par : Jean RICHARD, Universalis
Expéditions militaires organisées par l'*Église pour la délivrance de la Terre sainte, les croisades trouvent leur origine lointaine dans les prescriptions ecclésiastiques du ixe siècle qui sanctifiaient le combat contre les infidèles pour la défense des chrétiens opprimés. La lutte qui, de 1096 à… Lire la suiteÉcrit par : Roland MARX
… *L'un des plus grands hommes d'État anglais du xvie siècle, doué de qualités qui ont peut-être fait de lui « le plus remarquable révolutionnaire de l'histoire d'Angleterre » (G. R. Elton), Thomas Cromwell a joué un rôle primordial dans les grandes réformes et dans la politique de Henri VIII. Ses origines sont obscures et son… Lire la suiteÉcrit par : René RÉMOND
… *La liberté du culte devrait être le corollaire de la liberté de conscience. Mais, comme le culte est affaire de pratique collective et comporte des manifestations extérieures, les gouvernements ont longtemps estimé qu'il devait être strictement réglementé par une « police des cultes ». La liberté complète du culte et l'égalité de toutes les… Lire la suiteÉcrit par : Henri DESROCHE
Dans le chapitre "Décléricalisation" : … proposé une certaine laïcalisation de leur Église en réponse aux questions posées par ce laïcisme. *Celui-ci, en effet, non seulement postulait la séparation de l'Église et de l'État comme une garantie pour la liberté de conscience du citoyen et la liquidation du principe cujus regio ejus religio (une seule religion par nation), mais il… Lire la suiteÉcrit par : Michel EUDE
Dans le chapitre "Le catholicisme en question" : … Leur* préoccupation majeure est d'ailleurs d'ordre religieux plus que politique. Sans vouloir nier la déchristianisation déjà poussée de certaines régions, il reste que le catholicisme demeure « la religion de la majorité des Français », comme le constatera le concordat de 1801. Or, après la destruction de l'ancienne Église de France en 1790, après… Lire la suiteÉcrit par : Pierre-Robert LECLERCQ
… *Désigne tout d'abord la loi divine de l'Église telle qu'elle se trouve consignée dans les Écritures, fondement immuable puisque sacré à partir duquel, s'adaptant aux situations nouvelles, l'Église élabore le droit canonique. Le droit divin des rois exprime une certaine conception du pouvoir. Depuis l'époque carolingienne et l'institution du sacre… Lire la suiteÉcrit par : Louis de NAUROIS
… *On appelle « biens ecclésiastiques » des biens temporels, meubles et immeubles, qui sont la propriété d'une personne morale ecclésiastique (diocèse, paroisse, par exemple) selon le droit canonique, quelle que soit l'affectation de celle-ci : qu'elle ait une fin religieuse, culturelle, caritative, ou qu'elle soit simplement source de revenus. Ces… Lire la suiteÉcrit par : André DUVAL
… *Doctrine de la suprématie absolue de l'État en matière ecclésiastique, l'érastianisme se rattache aux positions du Suisse Thomas Erastos, de son vrai nom Thomas Lieber (1524-1583). Né à Baden, professeur de médecine à Heidelberg, celui-ci est amené à s'opposer à l'Anglais George Wither, porte-parole des calvinistes qui veulent imposer leur Credo… Lire la suiteÉcrit par : Henri LAPEYRE
Dans le chapitre "Triomphe de l'unité religieuse" : … L'Église* catholique était étroitement soumise au monarque, qui jouissait du droit de patronage pour la nomination à une cinquantaine d'archevêchés et d'évêchés. Les ressources du clergé étaient considérables : revenus des propriétés terriennes et dîmes, sans parler du casuel, mais il entretenait des écoles et des œuvres de charité. Il contrôlait de… Lire la suiteÉcrit par : Guy HERMET
Dans le chapitre "L'Église" : … Pour l'essentiel, cependant, la doctrine de l'« État nouveau » instauré à partir de 1936 procède* de l'Église, au point que le franquisme apparaît comme un national-catholicisme bien plus que comme un avatar ibérique du fascisme européen. Pourtant, si la plus grande partie du clergé et des masses catholiques se rallie d'enthousiasme au… Lire la suiteÉcrit par : Francisco CAMPUZANO, Guy HERMET
Dans le chapitre "Des valeurs nouvelles" : … et les attitudes qui le sous-tendent). Cette modification apparaît d'abord sur le plan religieux. *Le catholicisme a façonné l'identité espagnole pendant des siècles, et a provoqué de 1936 à 1939 cet affrontement entre cléricaux et anticléricaux qu'a été la guerre civile. Jusqu'au IIe concile du Vatican, l'Église d'Espagne a fourni l'… Lire la suiteÉcrit par : Sébastien FATH
Dans le chapitre "Une séparation assouplie des Églises et de l'État" : … nouvellement investi jusqu'à la mention de Dieu sur les billets verts, on pourrait imaginer des *liens étroits entre les institutions religieuses et l'État. Il n'en est rien. Outre-Atlantique, c'est un régime de séparation stricte qui prévaut, beaucoup plus radical que ses équivalents européens, y compris en France. Ce régime trouve sa source… Lire la suiteÉcrit par : Michel MIAILLE, Kathy ROUSSELET
Dans le chapitre "Statuts contradictoires des institutions religieuses" : … La *diversité des statuts religieux en Europe reflète l'histoire contrastée des rapports entre les Églises et les États. À une extrémité se situent les « Églises d'État », ou encore « officielles », personnes morales publiques bénéficiant d'une place tout à fait reconnue par l'État, y compris dans la responsabilité de certains actes qui, effectués… Lire la suiteÉcrit par : Rémi LENOIR
Dans le chapitre "L'enjeu social et politique des définitions de la famille" : … de celui qui le lie à la formation d'un État républicain auquel il adhère totalement. En effet,* la « défense de la famille » a mis aux prises les deux institutions qui, en France, ont fait de la famille un enjeu politique : l'Église catholique et l'État républicain. De la préhistoire de ce qui est devenu en France la « politique familiale »,… Lire la suiteÉcrit par : Yves DURAND
Dans le chapitre "Le respect des particularismes locaux" : … régner un état conservatoire, même si les faveurs de l'administration vont souvent aux catholiques. *Avec le clergé, la politique royale fut aussi prudente. Le roi obtient du pape le droit de nomination des évêques, alors qu'ils étaient les élus des chapitres au temps de la domination espagnole, et les nouveaux prélats furent en général des Français… Lire la suiteÉcrit par : Jehan de MALAFOSSE
Dans le chapitre "Les cultes" : … *Le catholicisme est religion d'État. Au Moyen Âge, le royaume de France, comme tous les royaumes occidentaux, était dans l'Église. À partir du xve siècle, l'universalisme de la Chrétienté a vécu, l'Église gallicane fait partie du royaume de France et, au siècle suivant, le succès de la Réforme accentuera l'évolution. La papauté… Lire la suiteÉcrit par : Josiane COEKELBERGHS-CUYPERS
… *Homme politique belge, avocat, député de Liège, Frère-Orban s'impose pendant le Congrès libéral de juin 1846 et devient l'un des chefs les plus actifs de son parti. Ministre des Travaux publics en 1847, il invite les classes dirigeantes à s'occuper du sort des travailleurs. Ministre des Finances de 1848 à 1852, il fait entreprendre des travaux d'… Lire la suiteÉcrit par : Jean DELUMEAU
*Le gallicanisme n'est qu'un cas particulier d'un antiromanisme qui s'est souvent manifesté dans l'histoire chrétienne. Poussée à la limite, l'hostilité à Rome conduisit à la sécession protestante. Mais, cette révolte mise à part, la défiance à l'égard de la papauté, plus ou moins vive selon les temps et les… Lire la suiteÉcrit par : Roland MARX
… *Petit-fils d'Henri Ier, désigné par son grand-père pour lui succéder dès le moment de sa naissance, écarté en fait du trône par Étienne, neveu du roi défunt, Henri II doit tout à l'énergie de sa mère, Mathilde, et de son père, Geoffroi V Plantagenêt. Il est couronné en 1154 et, dès ce moment, il est le maître non seulement de l'… Lire la suiteÉcrit par : Jean BÉRENGER, Lorant CZIGANY, Albert GYERGYAI, Pierre KENDE, Edith LHOMEL, Marie-Claude MAUREL, Fridrun RINNER, Universalis
Dans le chapitre "La vie des Églises" : … *Le retour à la paix civile a concerné aussi la vie de Églises. Pendant plus de deux décennies, la situation du cardinal József Mindszenty, emprisonné de 1949 à 1956, et réfugié par la suite à l'ambassade des États-Unis à Budapest, a empêché toute normalisation des rapports entre l'Église catholique et les autorités communistes de Hongrie, quelle… Lire la suiteÉcrit par : Marcelin DEFOURNEAUX, Yves DOSSAT
… à une époque où la vie de toute principauté reposait sur l'unité de religion, les intérêts de l'*État et de l'Église se trouvaient, sauf exception, confondus au sein de cette juridiction. Apparue au moment où l'Espagne réalisait son unité politique, l'Inquisition espagnole a constitué une institution originale, sans rapport avec l'Inquisition… Lire la suiteÉcrit par : Gilles FERREOL
Dans le chapitre "De nombreuses contestations " : … On peut citer, en premier lieu, la crise de la laïcité.* La loi de séparation des Églises et de l'État en 1905 poursuivait une double finalité : émancipation vis-à-vis de la puissance ecclésiastique, intégration dans une collectivité unifiée. Outre sa suppression par le régime de Vichy de 1940 à 1944, un tel cadre a suscité des oppositions plus ou… Lire la suiteÉcrit par : Geneviève BIBES, Marc LAZAR
Dans le chapitre "La Constitution" : … préoccupation essentielle était la légitimation que leur conférait le statut de pères fondateurs de la république. Même l'épineuse question des rapports de *l'Église et de l'État a pu se résoudre, le 24 mars 1947, avec le vote du célèbre article 7 introduisant les accords de Latran dans le texte constitutionnel, grâce à l'apport des voix communistes… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Claude PETIT, Giancarlo ZIZOLA
Dans le chapitre "Une éthique supérieure aux lois du marché et de l'État" : … l'Église romaine a longtemps laissé confisquer au nom du principe « sacré » de la propriété privée. *La conception que développe Jean-Paul II des rapports entre les lois morales de l'Église et les lois civiles des États suscite des controverses dans la société, et jusque dans le monde catholique : on lui reproche son maximalisme dans la défense de… Lire la suiteÉcrit par : Roland MARX
… *Fils cadet de Henri II Plantagenêt, Jean attend longtemps en vain de recevoir une part des domaines paternels, en Irlande ou en France ; son mariage seul lui vaudra le comté de Gloucester. Opposé à son père, envieux du sort de son frère Richard Cœur de Lion, il lutte d'abord avec celui-ci contre la domination paternelle. À partir de l'accession au… Lire la suiteÉcrit par : Bernard CALAS, Denis Constant MARTIN, Marie-Christine MARTIN, Hervé MAUPEU
Dans le chapitre "La conquête du multipartisme et l'illusion électorale" : … universitaires les aident à théoriser leurs revendications et à trouver des répertoires d'actions pertinents. *Les principales Églises chrétiennes du pays ont renoncé à soutenir les gouvernants et acceptent même de servir de paravents aux partis d'opposition non encore reconnus. Cette conversion du clergé est décisive dans la mesure où les Églises… Lire la suiteÉcrit par : Jean BAUBÉROT, Émile POULAT
Dans le chapitre "La laïcité « à la française » : histoire et idéologie" : … *Dans la société de chrétienté, le problème du pouvoir était abordé, de façon dominante, sous l'angle des rapports distincts mais non séparés du spirituel et du temporel. Au cours des siècles, le temporel l'a de plus en plus emporté mais sans que le cadre institutionnel et socioculturel soit fondamentalement transformé. Ainsi, le roi de France est… Lire la suiteÉcrit par : Louis LE GUILLOU
Dans le chapitre "La crise et la condamnation" : … à l'épigraphe célèbre : « Dieu et la liberté », il réclame la liberté de religion et de conscience, *la séparation de l'Église et de l'État, la liberté d'enseignement, de presse, d'association, l'élargissement du système électoral et la décentralisation. Il apporte aussi son soutien aux Belges et aux Irlandais en lutte pour la conquête de leurs… Lire la suiteÉcrit par : Roland MARX
… *Fils d'un drapier de Reading, Laud devient chapelain du roi d'Angleterre Jacques Ier en 1611, évêque de Saint David's en 1621, protégé du duc de Buckingham, conseiller de plus en plus écouté de Charles Ier, évêque de Londres en 1628, archevêque de Canterbury et primat de toute l'Angleterre en 1633. Cette carrière éblouissante… Lire la suiteÉcrit par : Roger AUBERT
Dans le chapitre "Le continuateur de Pie IX" : … mettant ses espoirs dans l'Allemagne, puis dans la France. En ce qui concerne les relations entre l'*Église et l'État, tout comme Pie IX, Léon XIII réagit vigoureusement contre le libéralisme laïciste et contre la franc-maçonnerie ; certaines de ses encycliques exposent magistralement la doctrine traditionnelle de l'État chrétien (Diuturnum… Lire la suiteÉcrit par : Jean LEJEUNE, Xavier MABILLE
Dans le chapitre "L'Église impériale" : … *Nommés par les monarques germaniques qui ont succédé aux Carolingiens, les évêques font hommage aux empereurs qui, jusqu'au concordat de Worms (1122), les investissent de l'episcopatus. Après ce concordat, ils n'en demeureront pas moins fidèles aux premiers Staufen. L'épiscopat est un pouvoir spirituel qui implique des actes temporels :… Lire la suiteÉcrit par : Bernard VALADE
Écrit par : Jean-François DUVERNOY
Dans le chapitre "Limites" : … politiques », comme le plus célèbre d’entre eux, Michel de l’ Hospital, son aîné de vingt-cinq ans. *Ces jurisconsultes ont entrepris de définir l’autonomie de l’État au sortir des luttes religieuses graves qui avaient opposé les catholiques de la Ligue aux calvinistes. Donner au roi de France (Henri III, le dernier des Valois) un rôle arbitral fut… Lire la suiteÉcrit par : Marie Pierre BALLARIN, Chantal BLANC-PAMARD, Charles CADOUX, Hubert DESCHAMPS, Bakoly DOMENICHINI-RAMIARAMANANA, Paul LE BOURDIEC, Hervé RAKOTO RAMIARANTSOA, David RASAMUEL, Universalis
Dans le chapitre "Impasse politique depuis 2001" : … à la confusion des genres. Ses méthodes néolibérales, son marketing politique moderne ainsi que son *allégeance à l'Église ont causé maintes déceptions parmi la population, mais également chez les intellectuels et les cadres économiques, qui l'avaient pourtant soutenu face à Ratsiraka en 2002. Au début de 2009, le maire d'Antananarivo, Andry… Lire la suiteÉcrit par : Jeannine QUILLET
… *Fils d'un « notaire » de l'université de Padoue, Marsile de Padoue (Marsilius Patavinus) appartient à un milieu de magistrats, d'obédience guelfe, qui a joué un rôle prépondérant dans la cité padouane au xiiie et au xive siècle. Pourtant, son appartenance attestée au parti gibelin le fait s'enrôler, dès ses… Lire la suiteÉcrit par : Jacques BRASSEUL, Henri ENJALBERT, Roland LABARRE, Cécile LACHENAL, Jean A. MEYER, Marie-France PRÉVÔT-SCHAPIRA, Philippe SIERRA
Dans le chapitre "La dynastie du Sonora : Obregón et Calles" : … d'une banque centrale en 1925. Tous ces efforts faillirent être anéantis par le conflit avec l'*Église, provoqué bien inutilement par l'autocratie de Calles qui attaqua un clergé fort de sa résistance à soixante ans de gouvernements anticléricaux et à la persécution de Carranza, fort aussi de sa popularité et de l'incontestable foi du peuple… Lire la suiteÉcrit par : André BRISSAUD
… *Aumônier militaire, Ludwig Müller est un des premiers chrétiens à adhérer au parti nazi. Dès l'accession de Hitler au pouvoir, le problème des relations de l'Église protestante avec les nazis se pose avec une intensité dramatique croissante. Le 26 avril 1933, Hitler le nomme comme son « homme de confiance et plénipotentiaire pour les questions… Lire la suiteÉcrit par : Maxime RODINSON
Dans le chapitre "Les idéologies ethnico-nationales et les autres idéologies" : … d'Arc cherchaient à l'embarrasser en utilisant ce conflit : « Dieu hait-il les Anglais ? » Les* Églises universalistes prennent sur un territoire donné une coloration ethnico-nationale, se dotant parfois d'une hiérarchie propre, ce qui permet une conciliation plus poussée des idéologies universaliste et ethnico-nationale. En Orient, les… Lire la suiteÉcrit par : Marc AUCHET, Régis BOYER, Georges CHABOT, Lucien MUSSET, Claude NORDMANN
Dans le chapitre "Réformes de l'administration provinciale (Écrit par : Maurice de GANDILLAC, Jeannine QUILLET
Dans le chapitre "L'ockhamisme politique" : … institutions politiques font partie du domaine du « possible de fait ». En sera-t-il de même pour *l'Église, et comment apprécier son statut par rapport à celui de l'État ? L'empire est moins une exigence de la « nature » qu'une institution dont la légitimité est attestée par l'Écriture. C'est pourquoi l'autorité de l'empereur est la seule… Lire la suiteÉcrit par : Irénée-Henri DALMAIS, Hervé LEGRAND
Dans le chapitre "Situations et modèles particuliers" : … chrétiennes. Mais, à la différence du mode d'organisation des autres communautés orientales, *l'exercice du pouvoir patriarcal y garda un caractère monarchique plutôt que synodal, au point que les maronites en sont venus à constituer une véritable nation dont le siège patriarcal constitue le symbole, situation qui n'est pas sans analogie avec… Lire la suiteÉcrit par : Olivier CLÉMENT, Bernard DUPUY, Jean GOUILLARD
Dans le chapitre "Le centre de gravité politique de l'Église : Constantinople" : … leur consensus : c'est la pentarchie ou gouvernement à cinq têtes, formule dont la théorie s'élabore peu à peu. *Dans la pratique, la faveur octroyée à la Nouvelle Rome est lourde de conséquences : elle consacre la servitude politique des structures ecclésiastiques et humilie dangereusement les Églises apostoliques d'Orient, Antioche et Alexandrie,… Lire la suiteÉcrit par : Yves CONGAR
Dans le chapitre "De la fin de l'âge patristique à la Réforme" : … *La papauté ancienne n'a pas exercé partout de la même manière sa sollicitude universelle. Elle a, sur l'Italie, au moins sur les régions suburbicaires, un pouvoir métropolitain. Pour l'Occident, elle est un centre de communion et une cour d'appel. Pour l'Orient, qui veut être sui juris et déterminer lui-même synodalement sa vie, elle est,… Lire la suiteÉcrit par : Bernard DUPUY
… désigné, il fut élu à l'unanimité patriarche de Moscou par le synode de l'Église russe. *Au cours de sa vie, le patriarche Pimène fut le témoin et la victime des revirements successifs de la politique soviétique vis-à-vis de l'Église. Mais il en devint aussi paradoxalement l'un des acteurs. Discret, voire secret, le patriarche Pimène est l'image… Lire la suiteÉcrit par : Éric WEIL
Dans le chapitre "La cité terrestre et le salut de l'humanité" : … *Parmi les religions transcendantes, c'est le christianisme qui, en Occident, l'a emporté. Une des raisons (non l'unique) de son succès se trouve dans le fait que, très tôt, il s'organise comme Église (assemblée) ouverte à tous, sans condition de race, tradition, richesse, langue, condition juridique. Cette organisation est du type de celle de l'… Lire la suiteÉcrit par : Jean BOURRILLY, Georges LANGROD, Michel LARAN, Marie-Claude MAUREL, Georges MOND, Jean-Yves POTEL, Hélène WLODARCZYK
Dans le chapitre "Les libertés publiques" : … populaire à leur égard et le déphasage entre le pays réel et le pays légal. La situation de l'*Église catholique romaine en Pologne (25 diocèses) – environ 95 p. 100 de la population étant baptisée – est unique parmi tous les pays de l'Est. Forte de sa tradition millénaire, de sa lutte contre l'occupant, de ses assises populaires, l'Église… Lire la suiteÉcrit par : Vincent GOURDON
Écrit par : Olivier COLLOMB
… *« Déclaration du clergé de France sur la puissance ecclésiastique », texte latin en un préambule et quatre articles (d'où son nom) ; elle fut votée le 19 mars 1682 par une assemblée générale extraordinaire du clergé de France, convoquée par Louis XIV, alors en conflit avec la papauté sur l'étendue de l'autorité royale en matière ecclésiastique : le… Lire la suiteÉcrit par : Xavier de MONTCLOS
… *Le nom de « ralliement » fut donné à la nouvelle direction politique que Léon XIII indiqua aux catholiques français en les engageant à accepter le régime républicain. Les prodromes du ralliement datent des années 1879-1880. Lorsque les républicains, parvenus au pouvoir, commencèrent à appliquer leur programme de laïcisation, le Saint-Siège… Lire la suiteÉcrit par : Bernard VOGLER
Dans le chapitre "La Réforme luthérienne" : … s'accrut auprès des princes. Il perdit alors confiance dans le peuple organisé en communautés. L'*Église luthérienne cessa d'être populaire pour devenir un organe contrôlé par le prince. Au Luther de la liberté chrétienne succédait le Luther de l'Église d'État. En même temps, le réformateur rompt avec l'humanisme chrétien d'Érasme par le traité… Lire la suiteÉcrit par : Frédéric BLUCHE
… *Les droits du roi ou droits régaliens étaient, sous l'Ancien Régime, l'expression même de la souveraineté. L'un d'entre eux était le droit de régale. Abus consolidé en droit au viiie siècle, il apparaît à l'époque carolingienne. Le roi l'exerce en cas de vacance d'un siège épiscopal, prenant le diocèse sous sa protection,… Lire la suiteÉcrit par : André BRISSAUD
… *Au début du IIIe Reich, les nationaux-socialistes rencontrent beaucoup d'hostilité au sein de la population. Mais les SA, les SS et la Gestapo réduisent au silence tous leurs adversaires en moins d'une année. Les irréductibles survivants ou ceux qui sont encore en liberté sont rares. La population dans son ensemble suit Hitler et elle… Lire la suiteÉcrit par : Michel LESAGE, Roger PORTAL
Dans le chapitre "Le « raskol » et l'Église officielle" : … des rites (le signe de croix à trois doigts au lieu de deux), introduites par le patriarche Nikon,* partisan d'une Église officielle vivant davantage dans le siècle, adaptée à un certain modernisme, déclenchèrent la résistance d'une partie du clergé, avec à sa tête l'archiprêtre Avvakoum (Avvakum) qui reçut l'appui des traditionalistes, attachés à… Lire la suiteÉcrit par : François BURDEAU
… *Juriste et humaniste anglais né à Salvington (Sussex). Diplômé d'Oxford, Selden est admis à Inner Temple en 1604 et appelé au barreau en 1612 ; mais il ne plaide que rarement. Après des travaux consacrés à l'histoire du droit et aux antiquités orientales, son Histoire des dîmes (History of Tithes, 1618), dont les conclusions… Lire la suiteÉcrit par : Wanda MASTOR
Écrit par : Philippe BURRIN
Dans le chapitre "Les conditions de réalisation du génocide" : … contre les massacres eux-mêmes, quand les nouvelles leur en étaient parvenues. Que ce soit dans l'*Église orthodoxe, dans les Églises protestantes ou dans l'Église catholique, des membres du clergé firent entendre leur voix et contribuèrent aux actions de secours en faveur des juifs. En revanche, le Vatican, sous la houlette de Pie XII, garda le… Lire la suiteÉcrit par : Fedor BALLO, Jaroslav BLAHA, Michel LARAN, Marie-Claude MAUREL, Universalis
Dans le chapitre " La Slovaquie devant un choix de société" : … indiquent que sur le total des croyants, les catholiques représentent un peu plus de 50 p. 100. *Avec un clergé ultraconservateur, intervenant dans les affaires publiques et dans le choix des électeurs (des lettres pastorales indiquent régulièrement aux croyants le choix du vote des évêques), la signature en 2000 d'un concordat entre… Lire la suiteÉcrit par : Marie-Elizabeth DUCREUX, Michel LARAN, Jacques RUPNIK
Dans le chapitre "Évolution des rapports entre l'Église et l'État" : … est un phénomène de société nouveau et qui n'a pas d'équivalent dans la tradition tchèque. *Une véritable partie de bras de fer s'engagea entre les autorités tchécoslovaques et le Vatican à propos du sort de l'Église catholique. La politique de « normalisation » représenta sans doute la politique antireligieuse la plus dure pratiquée dans… Lire la suiteÉcrit par : Jaroslav BLAHA, Marie-Elizabeth DUCREUX, Marie-Claude MAUREL, Vladimir PESKA
Dans le chapitre "Les résurgences du passé" : … La société tchèque devient apathique et se désintéresse des affaires publiques. Par ailleurs,* les relations de l'État avec les vingt et une Églises reconnues, dans un pays où moins d'un tiers d'habitants déclarent être croyants, font régulièrement l'actualité, notamment du fait des aspirations hégémoniques de l'Église catholique. En 1995, le… Lire la suiteÉcrit par : Roland MARX
… *Loi votée par le Parlement de Londres et promulguée par Charles II. Dû aux initiatives de lord Shaftesbury, le Test Act entendait opposer une barrière inexpugnable à toute tentative de restauration catholique en Angleterre, et cela après la décision royale de 1672 de concéder l'« indulgence » à tous les sujets catholiques et non-conformistes du… Lire la suiteÉcrit par : Alain PONS
Dans le chapitre "Du « breakdown » à la dissolution" : … , et ses hordes barbares fondent des royaumes héroïques qui s'opposent à l'État universel. Quant au prolétariat intérieur, il crée une *Église universelle (christianisme, bouddhisme) dans laquelle s'incarne une nouvelle foi religieuse. Quand l'État universel s'écroule, l'Église universelle sert de pont et de fondation pour une nouvelle civilisation… Lire la suiteÉcrit par : Pierre-François MOREAU
Dans le chapitre "Le pacte social" : … juridique mais range de son côté des armes plus fortes : les intérêts et les passions elles-mêmes. *Une fois reconnue cette vérité passionnelle du contrat, il reste à établir que le souverain, dans son propre intérêt, doit limiter le pouvoir des Églises (comme chez Hobbes) mais accorder la plus grande liberté aux individus (au contraire de chez… Lire la suiteÉcrit par : Jean DELUMEAU
Dans le chapitre "La théologie tridentine" : … l'épiscopat et Rome. Ces décrets suscitèrent des réserves de la part des autorités politiques. *Il ne plaisait pas aux rois de France et d'Espagne que le pape fût proclamé « évêque de l'Église universelle ». Ils entendaient continuer d'interposer leur placet entre Rome et les catholiques de leurs États. Ils désiraient ne rien céder des… Lire la suiteÉcrit par : Louis GIRARD
Dans le chapitre "La crise du 16 mai 1877 et la République des républicains" : … à tous l'accès à l'instruction paraissait le moyen de résoudre la « question sociale ». Enfin, l'*Église restant au service des conservateurs, assurer la laïcité de l'école publique était le moyen de combattre son influence. À l'initiative de Jules Ferry, l'école primaire publique devint gratuite, obligatoire et laïque (1881-1882), l'enseignement… Lire la suiteÉcrit par : Émile POULAT
Dans le chapitre "Une cité administrative" : … *Pour tous, le Vatican symbolise le gouvernement central de l'Église catholique autour de son chef suprême. L'État du Vatican, c'est d'abord une cité administrative, qui lui pose un problème de taille. Il est, en effet, trop à l'étroit dans ses murs : il ne peut héberger ni tous ses services, ni tous leurs personnels. De même qu'il y a une France d'… Lire la suiteÉcrit par : Roger AUBERT
Dans le chapitre "Préparation, programme et ouverture du concile" : … pratiquement pas été envisagée dans le programme initial, passa au premier plan de l'actualité. *De leur côté, plusieurs gouvernements appréhendaient des décisions éventuelles du concile sur le mariage civil, l'enseignement ou les libertés constitutionnelles et craignaient qu'on ne veuille réaffirmer solennellement certaines prétentions… Lire la suiteÉcrit par : René RÉMOND
… partir de 1951. De cet effort d'organisation et de concertation Mgr Villot est l'artisan efficace. *Il est aussi l'interlocuteur des pouvoirs publics en un temps dominé par le réveil de la querelle scolaire. Depuis la parution du livre de Robert Lecourt, Concorde sans concordat (1978), on sait qu'il prit une part décisive aux pourparlers… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Louis KLEIN
… *Critique et théologien protestant suisse, Vinet enseigna d'abord la langue et la littérature françaises à Bâle (1817), puis la théologie pratique à Lausanne (1837) et enfin, dans la même ville, la littérature française (1845). Ordonné pasteur en 1819, il n'accepte pas de charge pastorale, mais prêche très volontiers. En 1846, lors de la révolution… Lire la suiteÉcrit par : Henri LERNER
… *L'une des figures les plus prestigieuses et les plus représentatives du personnel politique de la IIIe République, Waldeck-Rousseau a laissé le souvenir d'un très grand homme d'État. Pourtant, l'un de ses biographes, Pierre Sorlin, juge cette réputation surfaite et souligne le contraste entre ce que fut réellement Waldeck-Rousseau et ce… Lire la suiteÉcrit par : Jacques Vincent POLLET
Dans le chapitre "La Réforme à Zurich" : … et même finalement l'excommunication des délinquants. Alors qu'ailleurs, à Bâle et à Strasbourg, l'*Église se réservait le pouvoir d'excommunication et tendait à se distinguer du magistrat, on constate à Zurich l'évolution inverse. L'Église s'intègre de plus en plus à la cité corporative et se coule dans ses cadres ; de ce chef, elle perd son… Lire la suite
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