3. Le conditionnement sportif
La pratique habituelle d'activités physiques, en provoquant sur les divers appareils les réactions ci-dessus décrites, est à l'origine d'un véritable conditionnement organique.
L'exemple le plus spectaculaire est celui du cœur. Le conditionnement cardiaque se traduit par trois caractères qui font du cœur sportif un cœur bien particulier. Le cœur sportif est gros ; l'augmentation du volume est due à la fois à une hypertrophie du muscle également répartie sur le cœur droit et sur le cœur gauche et à une augmentation de capacité des cavités ventriculaires. Cela explique la possibilité qu'a le cœur sportif d'augmenter considérablement son débit lors de l'effort. Ce cœur est lent ; le rythme de base se situe vers 50. Cela est dû à l'hypertonie du système pneumogastrique consécutive à l'entraînement du système nerveux autonome fréquemment sollicité par des appels de sens contraire qui marquent démarrage et arrêt. Le cœur sportif est sthénique, c'est-à-dire que la force de ses contractions est plus grande. Cet effet est dû à la fois à la plus grande longueur de la fibre, à la meilleure irrigation du muscle, à la meilleure qualité du métabolisme et à l'action sur la fibre myocardique de l'adrénaline sécrétée en abondance par la médullo-surrénale lors de l'effort.
Les glandes surrénales subissent aussi une hypertrophie qui permet la possibilité d'un accroissement de la sécrétion des diverses hormones. L'anatomie du poumon est également transformée par l'augmentation de la circulation pulmonaire.
Ce conditionnement anatomique, qui montre la réalité de l'effet des activités physiques sur l'organisme, ne doit pas faire oublier le conditionnement physiologique dont les effets sont surtout nets dans le domaine de la motricité.
L'entraînement développe le contrôle de la motricité en permettant d'acquérir la précision et l'économie du geste qui se trouve débarrassé de tous les mouvements parasites inutiles, la souplesse des mouvements par une meilleure harmoni […]
… pour nos abonnés, l'article se prolonge sur 5 pages…



