3. Compteur à seuil
Les modèles les plus simples se réduisent à un radiateur en contact avec les photomultiplicateurs. Leur taille est parfois importante (de l'ordre du mètre cube) et le radiateur peut être un liquide aussi simple que l'eau. Ils ne détectent dans ce cas que les particules d'une vitesse de seuil correspondant à une valeur de β supérieure à 0,75. Avec l'utilisation d'un radiateur gazeux de faible indice de réfraction et d'un miroir focalisant, sur le photomultiplicateur, la lumière qui est émise sous un angle faible par rapport aux trajectoires des particules, on augmente la vitesse de seuil, de sorte que l'on ait βs ≥ 0,98.
Ces compteurs, dits à seuil, assurent une discrimination en encadrant la valeur de β relative aux particules détectées entre la valeur du seuil et la valeur de la lumière, avec βs ≤ β ≤ 1.
La mise au point et la production de gels de silice translucides a permis d'étendre la gamme de vitesse mesurable avec les compteurs à seuil. En effet, leur indice de réfraction est compris entre 1,015 et 1,10 et se situe entre celui des gaz à pression atmosphérique (35 × 10−6 ≤ n−1 ≤ 2 × 10−4) et celui des liquides (de 1,26 à 1,60).
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