8. Microscopie et micro-analyse Raman
Dans les instruments d'usage courant, la masse d'échantillon nécessaire à une mesure n'est guère supérieure au milligramme.
Une étude particulièrement poussée des conditions optimales d'illumination de micro-échantillons par le faisceau laser, et de collection de la lumière diffusée sous le plus grand angle solide possible, a conduit à la réalisation d'un microscope à effet Raman. Il est capable de réaliser l'analyse locale non destructive d'un volume de matière dont les dimensions, limitées par la diffraction de la lumière, sont inférieures au micromètre. Cet instrument, décrit pour la première fois en 1974, a pris le nom de microsonde Raman, par analogie avec les microsondes électroniques ou ioniques développées par Raimond Castaing et Georges Slodzian.
Une seconde génération de microsondes Raman a bénéficié des progrès des techniques de détection photoélectrique multicanal (Microdil). Cet instrument, qui analyse une quantité de matière de moins d'un picogramme (10−12 g), évite toute dégradation thermique ou photochimique des échantillons microscopiques analysés, car la sensibilité élevée des détecteurs permet de réduire la puissance du faisceau laser excitateur à quelques centaines de microwatts.
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