7. Techniques de spectrométrie Raman
• Les mesures de première génération
L'intensité du spectre Raman est très faible, si on la compare à l'intensité de la diffusion sans changement de longueur d'onde, ellemême faible par rapport à la lumière excitatrice. C'est pourquoi l'observation en était difficile à l'époque de sa découverte. Pendant la période 1928-1960, l'excitation exigeait des lampes très puissantes, le plus souvent au mercure, munies de filtres isolant l'une des raies émises. L'analyse spectrale du rayonnement diffusé était réalisée par des spectrographes à prismes, le détecteur de rayonnement était une plaque photographique très sensible.
Le développement de cellules photoélectriques à multiplicateurs d'électrons par émission secondaire, appelées photomultiplicateurs, a permis la réalisation, dans les années cinquante, de spectromètres Raman qui utilisaient des monochromateurs à réseaux de diffraction et réalisaient l'enregistrement direct des spectres avec une meilleure précision photométrique.
La lenteur de ces mesures, la nécessité d'une longue préparation des échantillons pour les débarrasser de toute impureté diffusante ou fluorescente expliquent le peu de faveur que rencontrait l'effet Raman à cette époque dans les laboratoires d'analyse, où l'absorption infrarouge s'avérait bien plus commode.
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