3. Spectre Raman
En portant sur un diagramme l'intensité du rayonnement diffusé en fonction de la fréquence, on obtient, de part et d'autre d'un maximum très intense correspondant à la diffusion Rayleigh de fréquence ν0, des pics ou « raies spectrales » de faible intensité, dus à l'effet Raman : les mesures en lumière polarisée montrent que certaines raies sont fortement polarisées, tandis que d'autres sont dépolarisées, ce qui permet de les classer en fonction des symétries moléculaires.
Les vibrations moléculaires s'effectuant vers 1012 ou 1013 hertz, et la radiation excitatrice étant le plus souvent choisie dans le spectre visible, soit vers 1015 hertz, il serait peu commode de graduer l'échelle horizontale en fréquences. On lui préfère une grandeur proportionnelle, le nombre d'ondes ν− (souvent noté k par les opticiens) :

L'ordre de grandeur des énergies mises en jeu dans les vibrations de molécules ou de réseaux cristallins situe les spectres Raman entre quelques cm−1 et 4 000 cm−1 environ.
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