Paléontologiste américain. Après avoir enseigné à Haverford College de 1864 à 1867, Edward Cope consacre plus de vingt années de sa vie à des expéditions scientifiques dans l'Amérique du Nord et l'Amérique centrale ; ces expéditions permettent à Cope de réunir une extraordinaire collection de fossiles et de donner une classification de base pour les poissons, les reptiles et les espèces disparues, comme les dinosaures et les titanothères, de cette partie du globe. Après On the Zoological Position of Texas (1880), il publie The Vertebrata of the Tertiary Formations of the West (1883) et le célèbre Catalogue of Batrachians and Reptiles of Central America and Mexico (1887).
Esprit philosophique, Cope est le premier paléontologiste qui, non seulement recherche dans la science des fossiles une illustration de la théorie de l'évolution, mais s'engage dans une tentative pour expliquer les transformations des êtres vivants. Il peut être considéré comme l'un des chefs de l'école néo-lamarckienne qui attribue les changements de structure à l'influence du vouloir conscient ou inconscient. Il a essayé de dégager les lois de l'évolution paléontologique, les énonçant en quelques formules frappantes. Tout en admettant que la sélection peut jouer un rôle éliminateur, il lui refuse celui de facteur évolutif. Dans son ouvrage The Primary Factors of Organic Evolution (1896), il expose sa théorie de la cinétogenèse. Il accorde une grande importance au principe de parallélisme de l'ontogénie et de la phylogénie, en se gardant toutefois d'une application trop rigide. Il a contribué à mettre en évidence le fait que tous les groupes de mammifères commencent par des types de petite taille.
En 1889, il occupe à l'université de Pennsylvanie le poste de professeur de géologie, puis de zoologie. Il fonde l'American Naturalist, dans lequel il écrit de très nombreux articles et engage de fréquentes controverses. Il a laissé près de douze cents publications.
Jacqueline BROSSOLET
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