Viennois, fils naturel d'un médecin et d'une aristocrate, Bauernfeld n'a cessé de s'attaquer aux préjugés sociaux et à l'oppression intellectuelle. Ami de Grün, de Lenau, de Grillparzer, il s'est attaqué à la censure et au système de Metternich (« Et lorsque les pensées ne seront plus soumises à la douane, alors seulement nous parlerons... ») et il a pris une part active à la politique de son temps. Ses pièces principales, Bourgeois et romantique (Bürgerlich und romantisch, 1835), Majeur (Grossjährig, 1846), La République des animaux (Die Republik der Tiere, 1848), sont autant de satires sociales pleines d'esprit. Parmi ses œuvres en prose, ses souvenirs viennois (Wiener Einfälle und Ausfälle, 1852) sont encore réédités de nos jours et valent surtout par leur pittoresque et leur fraîcheur.
