3. Recherche du style et féerie bourgeoise
Vers 1910, on voit Vuillard s'efforcer de styliser ses recherches impressionnistes (Femme en blanc dans un jardin ensoleillé, 1910, coll. David-Weill). C'est qu'il rêve de peindre grand et durable. Il entreprend de nouveaux ensembles décoratifs (décorations pour Bois-Lurette, 1913, coll. Bernheim-Jeune ; foyer de la Comédie des Champs-Élysées, 1913 ; La Comédie, 1937, palais de Chaillot). Cette vision gagne les portraits, souvent de très grand format. Parfois, Vuillard ne parvient pas à dominer la contradiction qui existe entre sa recherche d'un style ample majestueux et la précision avec laquelle il représente chaque détail. Il est mal à l'aise devant des modèles trop étrangers à son inspiration, et peint alors des morceaux de bravoure brillants mais apparemment dépourvus de conviction (La Comtesse de Noailles, coll. part.). Mais, devant son petit monde à lui, il retrouve une émotion devenue ailleurs plus rare. Il peint avec un recueillement religieux son atelier, sa mère, des intérieurs amis (Madame Adrien Bénard, 1928-1929, musée d'Orsay, Paris).
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