Compositeur français dont l'un des buts fut de favoriser la création d'une école française de symphonistes, à l'instar de ce qui, dans le monde germanique, permit, un siècle auparavant, l'éclosion de Beethoven, de Schubert, de Schumann. « Musicien de transition, il suit la ligne de sa génération avec les idées de ses successeurs » (Alain Pâris, « Édouard Lalo... un coup de soleil dans la musique française », in Scherzo, no 20, février 1963). Le rôle de Lalo fut plus important qu'on ne l'a cru, car il ouvrit la voie, à sa manière, par sa finesse d'inspiration et sa précision d'écriture, à l'art de Fauré, de Debussy, de Chabrier, de Déodat de Séverac, de Duparc. Né à Lille dans une famille de militaires d'ascendance espagnole, Lalo étudie d'abord au conservatoire de musique de sa ville natale, puis à celui de Paris (1839), où il est l'élève de F. Habaneck pour le violon et le violoncelle. Il prend des leçons particulières chez J. Schulhoff et Crèvecœur pour la composition. En 1855, il entre dans le quatuor Armingaud et Jacquard comme altiste. Il étudie particulièrement les partitions des grands romantiques allemands et refuse de sacrifier à la mode des composit […]
