Sixième souverain de la dynastie des Plantagenêts, Édouard doit son accession à la couronne à la mort prématurée de ses trois frères aînés. Son règne désastreux forme un contraste total avec celui de son père Édouard Ier. Monté sur le trône alors que se déroule une expédition contre l'Écosse, il est le responsable de l'échec complet du grand projet de réunion des deux royaumes, rendue impossible par l'écrasante défaite anglaise de Bannockburn, en 1314, devant les troupes de Robert Bruce. Fils d'un souverain énergique, il est le jouet de favoris, Piers Gaveston, dont il fait un comte de Cornouailles, au début du règne et jusqu'en 1312, Hugues le Despenser après 1322. Sa faiblesse personnelle et ses échecs ont permis aux barons de relever la tête et, en 1311, d'imposer à leur souverain une véritable tutelle, le privant de tout pouvoir réel et désignant des commissaires chargés du gouvernement effectif du royaume ; de 1316 à 1321, Thomas de Lancastre est le véritable « délégué » de la caste féodale à la tête de l'Angleterre. Époux d'Isabelle de France, fille de Philippe le Bel, Édouard l'écarte systématiquement, pendant les dernières années de son règne, de sa personne e […]
